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La "vie parallèle" d’un Mexicain dans la Bastide

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  • Lors d’une exposition à la galerie du lycée Foch lors de la séance d’accrochage, un moment toujours délicat pour l’artiste.
    Lors d’une exposition à la galerie du lycée Foch lors de la séance d’accrochage, un moment toujours délicat pour l’artiste.
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De Mexico à Villefranche-de-Rouergue, voilà maintenant treize ans qu’Ignacio Gonzalez a suivi ce chemin par amour. Ce Mexicain rencontre une Villefranchoise à Ensanada, en Basse-Californie où, dans le cadre de ses études d’ethnologie, elle s’est rapprochée de la communauté indienne des Cucapa. Dans la même ville, Ignacio Gonzalez travaille pour une institution qui s’occupe des peuples indigènes après une formation en anthropologie sociale. Ils restent au Mexique puis décident de partir en Aveyron fonder une famille où Ignacio est chaleureusement accueilli. Si sa femme embraye dans l’enseignement, Ignacio, qui a toujours peint, arrive dans l’espoir de devenir artiste à temps plein en France. Mais il déchante et sera obligé de travailler à côté. "J’aimerais passer plus de temps à peindre et à promouvoir mon travail". Aujourd’hui Ignacio Gonzalez a obtenu la nationalité française et parle notre langue avec la chaleur de ses origines dans la voix. Son accent est la trace de son identité, il raconte ses racines auxquelles il s’est arraché. Il a tout laissé derrière lui mais tout se retrouve dans sa peinture. Sa peinture est son essentiel. Une centaine de toiles de toutes dimensions, sur châssis, enroulées, entassées, sont entreposées dans son atelier. Ignacio Gonzalez construit patiemment sa place dans le monde de la peinture. Il a beaucoup exposé, en Aveyron bien sûr, mais aussi à Figeac, Cahors, Toulouse, à l’Institut mexicain de Paris, à l’institut Cervantès de Bordeaux, à l’ambassade du Mexique à Francfort, en Espagne aussi. Sa technique est faite de peinture à l’huile ou à d’acrylique qu’il étale avec des pinceaux ou même avec ses doigts.

Les migrants, son thème de prédilection

"C’est un peu onirique mais ça parle de mes racines mexicaines, de ce que je vois tous les jours, de ce qui se passe dans le monde, de la guerre et de la migration". Un thème qui le touche de près. Il a d’ailleurs dirigé de jeunes élèves pour un travail pictural sur le thème des migrants présenté au musée Cabrol de Villefranche aux côtés des toiles de Soulages et des photos du croate Cici.

Sa prise de position est sans équivoque lorsqu’on évoque la politique répressive de Trump. "C’est injuste car les États-Unis sont à la base un pays de migrants et maintenant ils rejettent les Sud-Américains et les Africains qui ont besoin d’aller là-bas pour travailler. Le monde devrait plus équilibré et plus juste pour tous. Il faut être en empathie avec ces gens-là. Et de poursuivre : "la communauté de Villefranche est aussi formée de gens de divers horizons, c’est une richesse". L’anthropologie qu’il a étudié continue de nourrir sa démarche artistique. "J’intègre aussi dans mes œuvres la nature et la mythologie sud-américaine, les rites, les croyances, les problèmes socio culturels. Je parle d’une réalité parallèle. On voit certaines choses mais on n’aperçoit pas l’autre dimension qui se cache derrière". Comme un monde parallèle que lui, Ignacio Gonzalez, fait apparaître.

Atelier d’Ignacio Gonzalez, 5, rue du Belvédère, à Villefranche, 07 69 29 54 33

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