Triathlon du Lévezou (championnat de France de format L)

Villefranche-de-Panat : Fraysse, le L est bien sa taille

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  • Sébastien Fraysse a affiché son écrasante supériorité.
    Sébastien Fraysse a affiché son écrasante supériorité. Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
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Malgré une préparation perturbée, Sébastien Fraysse a dominé de la têteet des épaules le triathlon L du Lévezou, supportdu championnat de France, dimanche, et conservé son titre.
 

Dans la ligne droite d’arrivée, à l’entrée de laquelle il s’est arrêté de courir, Sébastien Fraysse a pris le temps de taper dans les mains de tous les spectateurs présents derrière les barrières, avec la même application que celle qui avait été la sienne tout au long de l’épreuve, n’hésitant d’ailleurs pas à faire deux pas en arrière pour revenir vers quelqu’un qu’il n’avait pas salué. « C’est important, ces gens-là nous encouragent, nous apportent leur soutien, donc il faut le leur rendre un peu, justifia-t-il. Je pense aussi aux enfants, qui, plus tard, seront peut-être à ma place. Ces moments-là sont assez rares et je veux en profiter, ce que je n’ai pas su faire lors de ma “première carrière”, de nageur, au cours de laquelle j’étais trop souvent la tête dans le guidon. »

« Je ne savais vraiment pas où je me situais »

Hier, sur les rives du lac de Villefranche-de-Panat, l’Yvelinois a donc, l’espace de quelques instants, laissé filer ce temps après lequel il avait couru pendant un peu plus de quatre heures et, plus largement, depuis plusieurs semaines, lui qui, du fait d’un accident survenu lors d’un entraînement à vélo, il y a un gros mois, avait abordé ce championnat de France, dont il était le tenant du titre, avec quelques doutes, la faute à une préparation grandement perturbée.

« Je ne savais vraiment pas où je me situais même si je savais qu’en valeur intrinsèque, ça pouvait le faire, bien qu’il y ait parfois des mauvaises surprises, expliqua-t-il. Il ne faut pas partir avec trop de confiance, ni être défaitiste, et je dois dire que j’ai bien souffert en course à pied ; je n’aurais pas pu être à la bagarre. »

Si cette dernière n’a pas eu lieu, c’est parce que le triathlète licencié à Toulouse a rempli toutes les conditions pour l’éviter, sereinement, sans élaborer de plan complexe, simplement en tirant profit de son expérience.

« À la fin de la natation, j’ai essayé de creuser un écart avec ceux qui me suivaient, sans pour autant chercher à faire un gros trou car il fallait garder à l’esprit la gestion de l’effort, détailla-t-il. En sortant de l’eau avec un peu d’avance, j’ai obligé certains concurrents à faire des efforts pour tenter de rentrer immédiatement, des efforts qui étaient de trop et qui se sont payés après. J’ai trouvé le bon tempo à vélo, j’ai laissé les autres revenir un peu, mais sans prendre de risques, car il y avait encore la course à pied derrière, qui était longue et dure à cause de la chaleur. Le parcours était très beau, avec des parties très rapides et d’autres, les bosses, où il fallait envoyer du braquet et sortir les watts. Le but n’était pas de faire le meilleur temps à vélo mais de franchir la ligne en tête. Il ne fallait pas perdre cet objectif de vue, il fallait savoir se calmer et faire une course solide dans sa globalité. »

« Il était intouchable »

Sous l’arche d’arrivée, les poursuivants du désormais double champion de France ne pouvaient que reconnaître l’écrasante supériorité de l’ancien double champion de France de natation 2011 (sur 5 et 10 kilomètres).

« Il était intouchable », dirent, sans s’être concertés, Arnaud Chivot, deuxième, et Dylan Magnien, troisième. « On a essayé de le suivre à la nage mais il a bien joué le coup tactiquement. J’imagine qu’il a fait une très belle course mais comme on ne l’a pas vu… (rire) On n’a pas fait la même journée », développa le premier cité, le second ajoutant : « Il était au-dessus du lot et lui et Arnaud sont un cran au-dessus à vélo. Ce sont des machines à rouler ».

Daniel Boissière, organisateur : « Le niveau a augmenté »

Quel bilan faites-vous du Triathlon du Lévezou ?
Très positif, à différents niveaux. Nous avons eu 1 600 participants sur le week-end, aucun incident à déplorer et du public, même s’il y en avait moins aujourd’hui (hier), qu’hier (samedi).
Au niveau de l’organisation, nous avons trouvé une bonne formule en étalant sur deux jours et nous sommes contents des parcours et des timings.

Cette année, l’épreuve a bénéficié de la lumière du championnat de France sur la distance L.
Nous avons accueilli une grande épreuve nationale, qui amène des champions de qualité. Mais le niveau était déjà intéressant lors du M. À chaque fois, les records ont été battus. On peut dire que cette année, le niveau a augmenté d’un cran.

Quelles évolutions comptez-vous apporter pour la suite ?
On va rester sur le même schéma. En revanche, il faudrait qu’on arrive à fidéliser nos bénévoles et en recruter d’autres. L’objectif est aussi de pérenniser l’épreuve, de pouvoir en faire un grand rendez-vous que tout le monde coche sur son agenda et que l’on puisse attirer les meilleurs triathlètes.

Propos recueillis par G.V.
 
Romain Gruffaz
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