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Les smartphones n'augmenteraient pas les risques de dépression des adolescents

  • Des chercheurs américains mettent à mal l'idée très répandue que les smartphones seraient responsable des dépressions adolescentes.
    Des chercheurs américains mettent à mal l'idée très répandue que les smartphones seraient responsable des dépressions adolescentes. Martin Dimitrov/Istock.com / Martin Dimitrov/Istock.com
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(Relaxnews) - Contre toute attente, des chercheurs américains ont montré que l'utilisation des nouvelles technologies connectées, sur smartphones et tablettes, n'étaient peut-être pas un facteur de dépression chez les jeunes.

Cette étude, menée par des chercheurs des universités américaines de Californie (Irvine, Greensboro), d'Indiana (Purdue) et de Pennsylvanie, a suivi 388 jeunes âgés de dix à quinze ans. Ils ont mesuré leur utilisation de technologie numérique pour évaluer si cette dernière était liée à des symptômes de maladies mentales au cours de la pré-adolescence et de l'adolescence.

Les chercheurs ont suivi l'utilisation qu'ils faisaient de leur smartphone plusieurs fois par jour deux semaines durant et ont demandé aux adolescents d'auto-évaluer leurs symptômes de maladies mentales trois fois par jour.

Leurs résultats, parus dans la revue Clinical Psychological Science, ont montré que les ados qui utilisaient plus souvent ces technologies n'étaient pas plus susceptibles de développer des troubles de la santé mentale (comme la dépression) que ceux qui utilisaient moins souvent leur smartphone.

Il ressort même de cette étude que les jeunes personnes suivies ne souffraient pas de troubles plus conséquents les jours où ils passaient plus de temps sur leur smartphone et leur tablette. Les scientifiques ont même trouvé que les adolescents qui risquaient le plus de souffrir de problèmes mentaux n'enregistraient pas d'augmentation de risques de ces symptômes les jours où ils utilisaient plus cette technologie.

De plus, lorsqu'une association était trouvée entre l'utilisation des technologies digitales et la santé mentale, elle était faible et elle allait même à l'opposé des attentes des scientifiques. Par exemple, les ados qui rapportaient envoyer plus de SMS au cours de l'étude se disaient moins déprimés que ceux qui n'envoyaient pas autant de messages texte.

"Il est peut-être temps que les adultes arrêtent de se disputer pour savoir si les smartphones et les réseaux sociaux sont bons ou mauvais pour la santé mentale des ados et qu'ils commencent à trouver des solutions pour les soutenir au mieux dans leur vie en ligne et en dehors", a commenté la chercheuse Candice Odgers.

Relaxnews
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