Rodez-Onet-le-Château Handball

Le dernier arrêt de Marc Becdro

  • Après neuf saisons au Roc, Marc Becdro a mis un terme à sa carrière.
    Après neuf saisons au Roc, Marc Becdro a mis un terme à sa carrière. Repro CPA / Repro CPA
Publié le / Modifié le S'abonner

L’emblématique gardien de Rodez Onet-le-Château a mis un terme à sa carrière cet été. Par ses performances et sa personnalité, il laisse une trace immense au sein du club aveyronnais.

Le temps a gagné sur l’envie. Celui qui passe, puisque à 32 ans Marc Becdro arrive à l’âge où la vie professionnelle prend le pas sur le plaisir de jouer avec les copains. Celui passé sur la route, aussi, afin de parcourir les kilomètres (plus de 100 !) qui séparent son domicile, à Saint-Jean-du-Bruel, de Rodez, afin de se rendre aux entraînements. Sans parler des heures de routes pour se rendre aux matches, surtout les déplacements, dans tous les coins de la France. Après neuf saisons passées au Rodez Onet-le-Château handball, l’emblématique gardien a pris sa retraite sportive cet été, même si la passion est toujours intacte.

"Entre le boulot et la route, cela devenait assez contraignant", commente-t-il d’un ton calme. Côté travail, il gère l’hôtel Papillon, une institution dans sa commune, avec son épouse, nièce des fondateurs. "C’est un établissement familial qui propose de la cuisine traditionnelle, explique-t-il. Je fais un peu tout, l’électricité, les courses, l’administratif et je donne aussi un coup de main en salle, quand il y a des besoins." En résumé, il se dévoue au service de l’entreprise familiale sans ménager ses efforts. Un peu comme le joueur qu’il était, au sein du Roc.

Ses anciens équipiers louent son sens du collectif. "Il s’est toujours donné pour le groupe, se souvient David Mazars, un ancien joueur du Roc. Il était toujours prêt à tendre la main. Et il mettait les victoires sur le compte de l’équipe, alors qu’il prenait sur lui la responsabilité des échecs." De même, il n’était pas avare en conseils avec ses jeunes équipiers. "Je me rappelle que lors des matches de préparation, on avait des U18 qui étaient intégrés au groupe, précise Gregory Pouget, un autre ancien historique du club. Il les prenait quelques minutes, pour leur glisser un petit mot." "Pour tout le monde, c’était Doudou, poursuit Olivier Ferrand, un ancien dirigeant du Roc. Un surnom qui lui va très bien : c’est un gros nounours gentil !"

"Il aurait pu faire sa carrière en pro"

Le souvenir laissé par Marc Becdro ne se limite pas à son caractère et son gabarit impressionnant (1,93 m pour un poids de forme de plus de 110 kg). Les joueurs qui l’ont côtoyé louent ses qualités de gardien. "Il avait une vision du jeu qui lui permettait d’avoir toujours un temps d’avance sur le shooter, lance Gregory Pouget. Et il avait une grande qualité de relance sur les ballons longs de contre-attaque." "C’est le meilleur gardien avec lequel j’ai joué, tranche Aurélien Simon, le capitaine aveyronnais. Il aurait pu sans problème faire sa carrière en D2 ou D1."

Le monde professionnel, Marc Becdro y a goûté en début de carrière. C’était sous les couleurs d’Aurillac, son club formateur, qu’il avait rejoint après avoir fait ses premières armes au Pôle espoir de Martinique, d’où il est originaire. "J’ai passé trois saisons en D2 puis deux en D1, indique-t-il. J’ai affronté de grands joueurs, comme Karabatic ou Guigou." Puis l’aventure a pris fin brutalement en 2010, sous la forme d’une liquidation judiciaire.

Le portier a alors reçu des propositions de clubs du nord de la France ou de l’étranger. Mais il choisit de rester dans la région pour vivre avec sa compagne, rencontrée dans le Cantal. "Je savais qu’elle allait reprendre l’hôtel familial. Moi, j’avais vu un peu tout ce que je voulais voir dans le monde pro et je savais qu’à Rodez, j’aurais la possibilité de me reconvertir. Et puis, je suis content de vivre ici", argumente-t-il en désignant son village depuis la terrasse de son hôtel.

"Le Roc a eu une chance incroyable de l’avoir dans ses rangs", reprend David Mazars. Un sentiment largement partagé au sein du club, où il laisse une trace immense.

« Partager la montée avec le public »

Son meilleur souvenir au Roc : « La saison de la montée en Nationale 1 ! (2012-13). Cela s’était joué à un ou deux points, après avoir bataillé toute la saison. C’était une joie d’aller au niveau supérieur, de partager cela avec le public. »

Son pire souvenir au Roc : « Les blessures graves de mes équipiers Aurélien (Simon) et Gaël (Robert). Ce sont toujours des moments dramatiques. Avec ces longues absences, le collectif perd en qualité. Ce sont des moments où on pense au copain, mais aussi à soi. Je me disais qu’il fallait vraiment faire attention pour ne pas connaître la même chose. »
 

Guillaume Verdu
Voir les commentaires
L'immobilier à Onet-Le-Château

340 €

Onet le Château, dans collectif refait à neuf, appartement de type 1 compos[...]

19000 €

Ce kiosque à pizza est situé sur un axe trés important à proximité d'un ron[...]

283000 €

Situé à Onet le château !!! Idéale pour une famille, venez découvrir cette[...]

Toutes les annonces immobilières de Onet-Le-Château
Réagir