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Les blouses blanches en ville pour sauver l’hôpital

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  • Les manifestants CGT et FO réunis sous le kiosque après leur action./Photo MCB
    Les manifestants CGT et FO réunis sous le kiosque après leur action./Photo MCB
  • Le personnel hospitalier à la rencontre de la population de Villefranche./Photo DDM, MCB
    Le personnel hospitalier à la rencontre de la population de Villefranche./Photo DDM, MCB
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Manifestation, hier matin, des soignants CGT et FO pour sauver l’hôpital. Ils sont allés à la rencontre de la population afin de faire signer une pétition de soutien.

Près de 150 personnels hospitaliers ont envahi le cœur de ville, hier matin, lors de la grosse affluence du marché hebdomadaire. Distribuant des tracts et dialoguant avec les chalands sur la place Notre-Dame et dans les rues adjacentes, ces blouses blanches, CGT et FO mélangées, ont reçu un excellent accueil de la population attachée à un service de soins de proximité. Parmi tous ceux qui ont signé la pétition, également des touristes (Belges, Anglais, Écossais, Québécois, Américains, Néo-Zélandais) qui n’ont pas hésité à s’engager pour les emplois de l’hôpital de Villefranche-de-Rouergue.

Inquiétude pour 50 emplois

"On est très inquiet car l’Agence Régionale de Santé préconise un plan de retour à l’équilibre en raison du déficit financier. Et pour ce faire, l’ARS veut imposer à la direction de l’hôpital une réduction de 50 postes par an jusqu’à ce que la situation s’améliore", expose Sandrine Cazelles, secrétaire CGT à l’hôpital de Villefranche. Pour l’instant, son directeur, Bertrand Perin, n’est pas dans cette démarche et essaie de retrouver une activité à coups de restructurations, de temps pleins réduits, de suppressions de primes, de postes fractionnés.

L’hôpital de Villefranche-de-Rouergue fait partie du fameux GHT (Groupement hospitalier de territoire) comme Decazeville mais ici "ça ne marche pas bien. Les médecins ne s’entendent pas pour travailler ensemble", ajoute la même. Ces derniers n’étaient d’ailleurs pas présents sur cette action. "Nous pensons aussi que tout est fait pour favoriser le centre hospitalier de Rodez et ne garder ici que des soins en ambulatoire alors que notre hôpital possède un plateau technique très performant avec un bloc chirurgical et un laboratoire de qualité, également des services de pointe en cardiologie, ORL, orthopédie, gynécologie, sans oublier la maternité,", ajoute Sandrine Cazelles. "La tarification à l’activité n’est pas non plus en notre faveur. Le prix donné par le ministère de la Santé ne cesse de baisser et donc on ne peut pas rentrer dans nos frais", explique la même.

Pas de soutien des élus

Les manifestants déploraient aussi hier l’absence et donc le manque de soutien des élus tels que la députée ou le maire. Une municipalité qui, pour eux, en confiant la confection des repas des écoles villefranchoises à des prestataires a contribué à la suppression de quatre postes à la cuisine centrale de l’hôpital alors que celle-ci se faisait un devoir de travailler avec les producteurs locaux. C’est aussi pour cette raison que nombre de commerçants soutenaient hier cette première manifestation "réussie" des personnels de santé de l’hôpital. Car ils sont actuellement environ 750 à y travailler, ce qui induit toute une économie. "L’hôpital est un bien commun public. Il occupe une place centrale entre Castres, Rodez et Montauban. Des gens viennent de loin se faire soigner ici". Et Alex Dubois, secrétaire FO à l’hôpital, de conclure : "On attend que l’ARS mette la main à la poche et nous aide".

GDM
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