Agriculture

Rentrée offensive  à la Confédération paysanne

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  • La Conf’et ses structures partenaires (Addear, Association pour la promotion de l’information dans les campagnes et Association de formation collective à la gestion) sont depuis peu propriétaires de la Maison des paysans, à Olemps, des locaux qu’ils occupent depuis une quinzaine d’années.
    La Conf’et ses structures partenaires (Addear, Association pour la promotion de l’information dans les campagnes et Association de formation collective à la gestion) sont depuis peu propriétaires de la Maison des paysans, à Olemps, des locaux qu’ils occupent depuis une quinzaine d’années. Repro CPA / Repro CPA
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Le syndicat agricole a balayé mardi 3 septembre, à l’occasion de sa « rentrée politique », les dossiers qu’il continuera à suivre de près durant l’année.

Forte de près de 250 adhérents et désormais propriétaire des locaux de la côte de la Mouline, à Olemps, la Confédération paysanne, par la voix de ses coprésidents Théo Boutrelle et Sébastien Persec, a dévoilé mardi le détail de ses principaux sujets de préoccupation pour l’année qui s’annonce.
« Nous continuerons à nous mobiliser sur le Ceta, qui a été ratifié en juillet. Nous sommes clairement contre, le texte va passer au sénat, tout n’est pas perdu », explique Théo Boutrelle au sujet de ce traité d’échange entre Canada et Union européenne.
« La FDSEA se réveille sur cette question, c’est tant mieux », poursuit-il. Sébastien Persec se « réjouit » lui aussi de cet intérêt que l’on devine tardif à leurs yeux, promettant des actions autour du Ceta : « Nous resterons mobilisés. Nous sommes contre les OGM et les farines animales, et on va laisser rentrer des produits qui ne correspondent pas à ces normes ? ».

Rendre la Pac « accessible à toutes et tous »

Les négociations autour de la Politique agricole commune (Pac, qui représente 9 milliards d’euros annuels pour les agriculteurs français) font aussi partie des chantiers 2019 de la Confédération paysanne. Le syndicat entend bien s’investir dans ces négociations autour de sa « revendication forte » d’une « Pac plus juste », basée pourquoi pas, à l’avenir, sur des aides « à l’actif et non plus à l’hectare ». « La Pac dessine l’agriculture de demain. Il faut la rendre accessible à toutes et tous », affirme Théo Boutrelle.
« Nous, on défend le lait cru et le fromage au lait cru, poursuit Sébastien Persec. Le bleu de brebis est une attaque sur le fromage au lait cru et Société n’a toujours pas retiré son produit. C’est un contournement de l’AOP Roquefort, nous resterons vigilants là-dessus », explique de son côté Sébastien Persec.
Vigilants, les membres de la Confédération paysanne entendent aussi l’être vis-à-vis du projet photovoltaïque porté par Arkolia et qui pourrait aboutir à la création, dans le Sud-Aveyron, d’un parc photovoltaïque de 400 hectares. « Nous défendons les énergies renouvelables, mais à plus petite échelle », affirment les coprésidents de la Confédération paysanne.

Transmission, installation, reprise : des moyens en baisse

En 2018, l’Addear (Association départementale pour le développement de l’emploi agricole et rural) a accompagné 255 projets à l’installation et proposé 104 journées de formation réunissant 358 stagiaires. Cette émanation de la Confédération paysanne, qui emploie 5 salariés, remplit un rôle d’importance dans le domaine de l’installation, de la transmission ou du maintien des exploitations agricoles.
« Nous aidons et encourageons l’installation des agriculteurs sur de petites structures, à taille humaine et respectueuses de l’environnement », expliquent deux de ses administratrices, Lucie Epinat et Édith Gaubert. Mais pour elles comme les bénéficiaires de la structure, l’heure est grave : les subventions annuelles vont en effet passer de 40 000 € à 23 000 € du fait d’une baisse des aides AITA (Accompagnement à l’installation-transmission dans l’agriculture) décidée par le ministère de l’Agriculture.
Incompréhensible pour les administratrices, à l’heure où les demandes d’aides à l’Addear -  reconnu organisme de formation depuis 2004 - ne baissent pas. « Il y aura davantage d’argent pour l’installation aidée et moins pour l’animation et la transmission. C’est un fléchage vers l’installation aidée », regrette Édith Gaubert, alors que 10 % des installations se font dans le cadre de la Dotation jeune agriculteur.
Sur ce dossier, l’Addear restera mobilisée, au même titre que la Confédération paysanne, et a déjà commencé à sensibiliser les députés aveyronnais et la préfète.
Concrètement et outre une baisse de la qualité du service rendu par l’Addear aux nouveaux agriculteurs, cette baisse de subvention menace directement l’un des cinq emplois de la structure.


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