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Vallon de Marcillac : quand les enfants du rock font la rentrée scolaire en Taxi

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  • Merci pour la dédicace, les Taxi !
    Merci pour la dédicace, les Taxi ! centre presse / centre presse
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Histoire de trois garçons et une fille du Marcillacois qui trimballent parmi leurs fournitures scolaire des micros, des guitares, une basse et une batterie. Un groupe de rock, quoi.

C’est l’heure de la rentrée pour les bambins, élèves et lycéens sur toute la planète. Parmi eux Mathis, Victor, Sarah et Valentin rangent leurs affaires et s’apprêtent à reprendre les cours, après un été mouvementé. Eux, ils l’ont passé beaucoup sur la route et un peu moins à la plage, sillonnant les routes aveyronnaises du Bassin decazevillois jusqu’à l’Aubrac, des terrasses des cafés ruthénois jusqu’aux lacs du Lévezou. Et le tout en Taxi.

Attention, ici, Taxi, ce n’est pas la bagnole qui vient vous chercher pour vous emmener d’un endroit à l’autre moyennant finances, mais c’est un groupe de musique bâti du côté de Nauviale et conduit par ces quatre jeunes, et qui donc s’emmènent d’un endroit à l’autre moyennant... Mais l’heure n’est pas à parler finances, l’argent est encore trop cher pour ces quatre copains qui accusent à peine 16 ou 17 années de vol au compteur de la vie. Et la course est encore longue. Mais pour eux elle commence en Taxi et c’est plutôt confortable, non ? Voire même émoustillant, en tout cas pas commun. Alors que leurs copains de classe taquinent la Playstation en se prenant pour des héros ou kiffent à donf’pour des chanteuses ahanant dans leurs "autotune" (vous savez, ce truc qui vous donne une voix un peu robot et qui surtout permet même à une casserole de chanter juste), eux branchent les guitares et montent le son. Pour faire du rock, on monte toujours le son.

Le groupe Taxi est né en mars 2016, dans une cour du collège de Marcillac, quand Sarah, Victor et Mathis croisèrent Valentin. Les trois premiers jouaient déjà dans le même groupe et recherchaient un nouveau batteur. Valentin dit OK, tout le monde lève le bras et appelle : "Taxi !".

Dénominateur commun pour les trois premiers : "On est de grands fans de Téléphone. " Plutôt un groupe pour les quinquas, non ? "Ce sont nos parents qui nous ont fait découvrir, résument nos fans. On a tellement adoré qu’on les a trop joué, du moins pour nos parents, qu’on a presque gavés. Mais bon, c’est comme si on avait inversé les générations..."

Un taxi au téléphone

Tout naturellement, le répertoire de Téléphone prend une grande part lors de leurs concerts, les premiers, il y a trois ans donc, se déroulant lors d’une scène ouverte puis pour la fête de la musique. Depuis, le répertoire s’est un peu plus élargi au fil des quelque 100 concerts du groupe (le centième a été fêté il y a peu), effectués surtout pendant les périodes de vacances parce que sinon, c’est plutôt le "bahut" que le Taxi.

Et puis, les quatre se sont mis à la compo, paroles et musique. Et là encore, "on est influencés par Téléphone, avoue Victor, on nous fait souvent la réflexion. "

Jusque dans les thèmes abordés : "Taxi" fait référence au nom de leur groupe comme le "parler dans l’hygiaphone" de Téléphone faisait allusion au leur. Ou encore la chanson "Le mythe du blé" signée Mathis sonne comme un clin d’œil au "Argent trop cher" de la bande à Jean-Louis Aubert. Et puis quoi, Téléphone, c’était pas trois mecs et une nana ?

Des thèmes de chansons plutôt sociétaux donc, Victor écrivant sur la notion de rentabilité dans les urgences des hôpitaux ("Je me suis souvent cassé quelque chose, rigole-t-il, je connais bien le sujet"), une fille dont les parents divorcent et qui part faire le djihad, ou encore le pouvoir de création autant que de destruction de l’homme, le racisme ou l’argent pour Mathis, le harcèlement et ses conséquences pour Sarah, qui écrit elle en anglais. Des thèmes qui font rigoler Valentin, mais " sinon on n’est pas trop dépressifs ", assurent ses copains. Et des compositions qui ont fait l’objet d’un premier album "Différences", sorti en février de cette année, avec le soutien de la Drac et la complicité des vieux briscards de Fiasco Productions et de Manu Drillin de la MJC d’Onet. Album où l’on voit que nos quatre Taxi savent très bien taquiner les cordelettes ou marcher à la baguette. Et que l’on pourra voir le samedi 14 septembre à Onet-le-Château pour l’ouverture de la saison du Krill. Pour l’instant encore, il n’y a pas que les études dans la vie : il y a aussi le rock. Et c’est tant mieux.

Laurent Roustan
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