Les 41e Trans Musicales, une édition plus que jamais voyageuse

  • Jean-Louis Brossard, cofondateur et programmateur du festival rennais
    Jean-Louis Brossard, cofondateur et programmateur du festival rennais SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP
Publié le , mis à jour

(AFP) - Dédiées au chanteur hypnotique de Marquis de Sade Philippe Pascal, décédé il y a une semaine, les 41e Trans Musicales seront plus que jamais voyageuses, avec 48 pays et une vingtaine de langues représentés, ainsi que des groupes aux parcours toujours aussi singuliers.

"Philippe Pascal, il est né avec nous en 1979, c'était notre chanteur emblématique. On avait enfin à Rennes un groupe aussi fort que les Buzzcocks, les Sex Pistols, toute cette énergie qui venait du punk", se souvient Jean-Louis Brossard, cofondateur et programmateur du festival rennais, organisé du 4 au 8 décembre.

Autre artiste rennais présent aux premières Trans, Etienne Daho rendra justice à l'un de ses albums préférés, "Eden", dans lequel il avait entamé une mue nourrie de grooves acid jazz, trip hop, house et jungle.

A 23 ans, la chanteuse "Lous and the Yakusa", qui veut "être l'exemple d'une femme noire qui a réussi toute seule" et écrit des chansons pop bouleversantes sur des sujets sérieux, sera la création de l'Aire libre.

La scène rennaise sera également bien représentée avec une dizaine de groupes, dont la fanfare minimaliste Tekemat, qui réunit batterie et soubassophone sur fond d'électro.

Sur le plan esthétique, cette programmation se caractérise par une "forte présence de groove au travers de sonorités jazz, R&B, soul et funk", selon les organisateurs. Le hip hop élargit également sa présence, tandis que le reggae fait une percée en se confrontant de façon parfois fantasque à des musiques d'ailleurs.

"Il y a des nouveaux sons qui sortent d'un peu partout en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud, c'est ça le grand voyage des Trans", a indiqué à l'AFP M. Brossard, pour qui "Songo" et leur afro-pop psychédélique "représentent bien l'esprit du festival".

Comme chaque année, les "ovni" musicaux ne manquent pas: Alyona Alyona, prof qui rappe en ukrainien dans un pays où ne pas parler russe est un geste politique, le saxophoniste américain Cochemea d'origine apache, des Japonais qui font de la musique latine (Minyo Crusaders) ou retracent l'histoire du hip-hop (U-Zhaan), des Russes aux allures de skinheads mais avec un chanteur très lyrique (Shortparis), l'Américain Marc Rebillet et ses vidéos virales, ou encore le Brésilien Edgar engagé pour la planète.

A noter aussi la chanteuse iranienne née en Israël Liraz, la polyphonie grecque de Marina Satti, le pop-métal franco allemand de Sun ou le chant polyphonique occitan de San Salvador.

Relaxnews
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