Culture et Loisirs

Florence Olmi, la mosaïque est son pays

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  • Florence Olmi s’est également impliquée dans l’ouverture d’une boutique de créateurs, à Rodez, autrement appelée Le bal des Créateurs.
    Florence Olmi s’est également impliquée dans l’ouverture d’une boutique de créateurs, à Rodez, autrement appelée Le bal des Créateurs. Repro CPA / Repro CPA
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    Florence Olmi s’est également impliquée dans l’ouverture d’une boutique de créateurs, à Rodez, autrement appelée Le bal des Créateurs. Repro CPA / Repro CPA
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    Florence Olmi s’est également impliquée dans l’ouverture d’une boutique de créateurs, à Rodez, autrement appelée Le bal des Créateurs. Repro CPA / Reproduction Centre Presse / Repro CPA
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Installée sur les hauteurs entre Cransac et Firmi, l’artiste essaie de vivre  de sa passion de toujours.

Florence Olmi n’est pas d’ici. « Non, je suis de l’Ain, lance-t-elle sans hésiter. Vous savez, c’est le numéro un. » Florence Olmi est donc une… de naissance. Mais une quoi d’ailleurs ? « Les habitants de l’Ain, on ne les nomme pas. Ils n’ont pas de nom. On les appelle seulement en fonction du coin du département où ils vivent. »

Bon, bref. Florence Olmi a quitté le département de l’Ain dont on ne nomme pas les habitants au début des années 2000. Après une étape marseillaise, elle a rejoint Firmi. Certains « événements de la vie » l’ont amenée, elle et ses enfants, à accepter à l’époque l’hospitalité d’un oncle firminois. Et c’est finalement sur les hauteurs entre Cransac et Firmi qu’elle a élu domicile. Une maison en pleine nature, à laquelle elle a ajouté un atelier tout de bois bâti. C’est là qu’elle travaille. Son job ? Mosaïste d’art. Loin de sa formation professionnelle initiale, qui l’a conduite jusqu’à une maîtrise en aménagement du territoire et développement touristique.

« J’avais du temps, je me suis donc lancée »

Comme elle le dit, « il n’y a pas eu de point de départ à ma passion de la mosaïque. J’ai toujours eu ça en tête. Pourquoi ? Je ne sais pas. Enfant, je faisais déjà plein d’activités approchantes. Donc voilà… » Voilà comment, au début des années 2000, alors à Marseille et ai chômage, Florence Olmi s’est dit « pourquoi pas. J’avais du temps. Je me suis donc lancée. Sans formation, parce qu’à ma connaissance, il n’y a aucune école de formation en France. Sinon privée, ou associative. Je suis donc une mosaïste autodidacte. »
Dans le décor marseillais, l’une de ses premières démarches est de créer une association pour travailler en tant qu’intervenant extérieur dans les écoles, les centres sociaux… En posant ses valises à Firmi quelques mois plus tard, elle poursuit dans cette même direction et professionnalise encore un peu plus son activité. « Pourtant, ce n’est pas vraiment facile de faire ce que je fais dans un milieu très rural comme l’Aveyron, confie-t-elle. Mais bon, ici, j’ai une qualité de vie que je n’aurais pas ailleurs. »
Le quotidien d’une mosaïste d’art n’a rien d’évident. Si Florence Olmi intervient toujours dans les écoles ou anime des ateliers de formation, elle a énormément de mal à percer dans le domaine de la décoration intérieure ou extérieure.

« Je n’ai pas les moyens  de m’acheter mes créations »

« Quand quelqu’un pense à décorer sa maison ou son jardin, il ne lui vient pas à l’esprit que la mosaïque peut être une possibilité, explique-t-elle. La mosaïque souffre d’une image négative. Pour beaucoup, la mosaïque, c’est facile. C’est un loisir créatif et rien d’autre. Ben voyons… La mosaïque propose des aspects autrement plus complexes, bien moins abordables. Alors quand je dis aux gens ce que coûtent mes créations, ils arrondissent les yeux et le plus souvent, ça ne passe pas. On ne mesure pas le travail qu’il y a derrière un miroir, un dessus de table, un buste… Et, en plus, on doit faire face à la concurrence de très nombreux mosaïstes amateurs. D’ailleurs, encore à ma connaissance, je pense être la seule à vivre de ce métier en Aveyron. Cela dit, moi-même, je suis loin d’avoir les moyens de m’acheter mes propres créations… »

Florence Olmi n’en persiste pas moins dans sa démarche. Elle travaille épisodiquement sur commandes, le plus souvent hors du département. Elle « joue » ainsi avec de « belles matières », comme le marbre, les émaux vénitiens, les émaux de Briare, la pâte de verre, qu’elle se procure en France, en Italie… Elle coupe. Elle découpe. Elle colle. Elle ajuste. Elle peut créer sur mesure pour les cuisines (crédences, plan de travail) et les salles de bains. Elle peut réaliser des décors muraux, des fresques, des frises, des sphères flottantes ou à poser, des totems… Elle peut personnaliser des espaces extérieurs, jardins, bassins, fontaines, piscines…
Pour la plupart, ses pièces sont originales et passent directement du visuel de son esprit à la concrétisation matérielle.

« Je n’ai pas de prétentions surdimensionnées »

Et malgré les difficultés, Florence Olmi s’accroche à sa passion. « Je n’ai pas de prétentions surdimensionnées, glisse-t-elle. Je ne cherche pas à être estampillée artiste avec un grand A. Je m’en moque. Je cherche juste à essayer de vivre de mon art. Pas plus. Pas moins. »
Un art qu’elle défend mordicus. « C’est le plus contemporain des arts ancestraux, répète-t-elle plusieurs fois. La mosaïque a toujours existé. On en trouve dans toutes les civilisations. Il serait grand temps de lui redonner ses lettres de noblesse. » Chiche.

Les 4 saisons en expo chez Bras

Durant l’été 2017, Florence Olmi a été invitée par la famille Bras à exposer dans les jardins du Suquet, à Laguiole. L’exposition réalisée par la mosaïste firminoise reprenait le thème des quatre saisons sur l’Aubrac. Elle était notamment composée de totems en marbre et verre de Murano pour symboliser l’été et l’hiver ; de sphères en marbre noir pour parler de l’automne ; de gargouilloux de chez Bras reproduits en verre pour évoquer le printemps. Ce passage chez l’un des chefs les plus réputés du pays lui a fait gagner en notoriété. Mais pas plus…

Le Bal des Créateurs à Rodez

Florence Olmi s’est également impliquée dans l’ouverture d’une boutique de créateurs, à Rodez, autrement appelée Le bal des Créateurs. Bal, parce que, tout simplement, cette galerie d’expo a repris dans la rue du Bal le local d’Arbouse Shop. D’abord temporaire, la boutique, ouverte dans la perspective du dernier Noël, tient toujours la route. Une vingtaine d’artistes, dans les domaines des arts plastiques, des bijoux, de la céramique, de la maroquinerie, de la peinture, de la sculpture, de la tapisserie et, bien sûr, de la mosaïque, animent l’endroit et proposent mensuellement des expos thématiques.

François Cayla
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