Football : l'avion privé, c'est tout bénéf' pour Rodez

  • Les footballeurs ruthénois au moment de monter dans l'avion privé lundi, à l'aéroport ruthénois.
    Les footballeurs ruthénois au moment de monter dans l'avion privé lundi, à l'aéroport ruthénois. Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
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Comme à Nancy fin août, les Ruthénois ont bénéficié lundi dernier d’un transfert aérien direct pour affronter Lorient, pour le compte de la 8e journée de Ligue 2.

Quand un déplacement en Bretagne dure moins longtemps que de se rendre à un match à domicile à Toulouse ! Oui, c’est possible. La solution ? Le transfert direct de l’aéroport de Rodez à celui de Lorient via un avion privé. Ce que David Douline et les siens ont fait, comme il y a trois semaines à Nancy, lundi.
« Se déplacer ainsi nous fait économiser au moins deux joueurs dans l’effectif à l’année, lance sans hésitation le président Pierre-Olivier Murat. Car tu gagnes beaucoup de fraîcheur pour le match que tu vas jouer ; et encore davantage en termes de récupération pour le suivant, surtout quand il est quatre jours après, comme dans ce cas-là (vendredi 20 heures à Toulouse, face à Sochaux, NDLR). » Sous entendu, moins de fatigue et donc de remplacements, voire de blessures.


Avant-hier, les Ruthénois ont quitté le tarmac aveyronnais dans une Embraer 135 à réacteurs à 9 heures, pour retrouver le breton une bonne heure après, et repartant juste après le match (perdu 2-1), à minuit. « Dormir dans ton lit, ça n’a pas de prix », soulignait déjà Laurent Peyrelade il y a plusieurs semaines.


22 000 € HT l’aller-retour et retour sur investissement

Sans compter que le coach rouergat a pu dès le mardi matin retrouver ses hommes en séance d’entraînement, chose impossible avec un déplacement en avion de ligne, train ou bus. Les voyages à Guingamp (4 octobre), Ajaccio (1er novembre) et Sochaux (28 février) seront ainsi réalisés de la même manière, avec la compagnie française Artheau aviation. « Selon comment ça se passe sportivement, on peut aussi décider, dans la deuxième partie de saison, de se rendre à Caen ou au Havre de la même manière », dévoile POM.
Il faut dire que le jeu en vaut la chandelle. Le surcoût de faire appel à un jet privé (maximum de 30 places), à l’échelle du budget global du Raf (7,1M€ pour rappel), restant largement amortissable. « À Nancy, le trajet en avion privé, c’était 22 000 € HT l’aller-retour, confie le boss du Raf. Mais ce que ça nous coûte en plus par rapport à un mode de transport de lignes a été évalué à 9 000 €. »

Pas de quoi ainsi entailler la gestion stricte des dépenses, mais cela permet de proposer aux joueurs ruthénois des conditions de vie en phase avec leur nouveau statut sportif.  

Aurélien Parayre
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