"Immortel Bashung": concert-hommage, casting XXL et images rares

  • French singer Alain Bashung
    French singer Alain Bashung AFP PHOTO/FRANCOIS GUILLOT
Publié le , mis à jour

(AFP) - Des images d'archives inédites ou rares de l'INA, mêlées à un concert-hommage au casting royal, avec Birkin, Miossec, Raphaël ou encore Thiéfaine: la soirée "Immortel Bashung" célèbrera l'interprète de "Gaby", disparu il a dix ans, mercredi au Grand Rex à Paris.

"Et que ne durent que les moments doux" chantait-il sur "Osez Joséphine". Voeu exaucé avec ces "artistes qui s'immergent dans l'univers d'Alain", présente à l'AFP Yan Péchin, fidèle guitariste de l'artiste, "très content du résultat, c'est un beau melting-pot".

Metteur en son du show, il accompagnera avec le dernier groupe en date de Bashung les étoiles à l'affiche: outre ceux déjà cités, Alain Chamfort, Arman Méliès, Arthur Teboul (Feu Chatterton !), Adamo, Bertrand Belin, Helena Noguerra, Jean Fauque (parolier de Bashung), JP Nataf, Julie Gayet, Malik Djoudi, Pierre Guénard (Radio Elvis) et Raphaële Lannadère (dite "L").

Yan Péchin, qui a contacté tout ce beau monde et leur a fait travailler le répertoire, a également relevé le défi de l'"interactivité", notamment dans la séquence finale où les images muettes de Bashung défilent sur grand écran sur fond de musique live. Qui chante quoi? Mis à part "La nuit je mens" qui revient à Thiéfaine, le secret est de mise.

Le projet a germé après "Bashung comme un écho", une "exposition photographique augmentée" organisée en juin à Strasbourg sous le patronage de l'INA, déjà. "Comme Bashung avait des racines alsaciennes (naissance à Paris mais prime enfance à Wingersheim, dans le Bas-Rhin), notre délégation grand-est a fait le lien entre nous et Yan Péchin", raconte à l'AFP Laurent Vallet, président de l'Institut national de l'audiovisuel.

- Christian Eudeline, le guide -

L'INA a déjà testé cette "approche globale, mélange d'archives et de live", comme la dépeint M. Vallet, avec son projet Inasound ("expérience musicale et numérique dédiée aux cultures électroniques").

"On a un fonds de 19 millions d'heures (tous sujets confondus), dans cette abondance la question est +comment arriver à la pertinence+", poursuit-il. C'est Christian Eudeline, journaliste, auteur, spécialiste de la scène rock - connaisseur de "l'histoire de Bashung" comme il le dit - qui a servi de guide dans cette forêt d'images.

Après "un premier tri de plus d'une dizaine d'heures", une trentaine de minutes ont été gardées et réparties au début, milieu et fin du spectacle pour "tracer un peu son portrait", dévoile Christian Eudeline.

"J'ai supervisé le choix des images", complète Chloé Mons, la veuve du chanteur, rencontrée par l'AFP. "J'essayais de monter un hommage depuis 10 ans, mais on me disait que ça ne marcherait pas. Et l'INA est venue me voir. Là c'est plein, sans publicité, juste avec des messages sur Facebook et Instagram", se félicite-t-elle.

- "Avec un bonnet phrygien" -

"Le succès d'+En amont+ (l'album posthume) a joué mais il y avait un besoin, une demande", analyse celle qui chantera aussi dans ce show de près de deux heures. "L'idée, dès le départ, était d'avoir toutes les générations, y compris la jeune, car l'oeuvre d'Alain vit par les reprises", détaille-t-elle. Julie Gayet "avait joué avec Alain dans le film +La confusion des genres+, je voulais aussi des acteurs par rapport à sa filmographie, elle lira un texte", enchaîne Chloé Mons.

Le Grand Rex "s'est imposé car Alain devait s'y produire dans la tournée de +Bleu pétrole+ mais il est mort avant", rappelle-t-elle. On y verra "des images inédites ou très peu vues, certaines tournées quand je n'étais pas née", sourit-elle.

Il y a notamment une "séquence très forte avec les Pogues, qu'on avait oubliée, où ils font un boeuf", confie Christian Eudeline. "Ils chantent +Dirty Old Town+, il y a des bouteilles qui traînent et Alain est un peu pompette !"

Dans une autre séquence, "on s'aperçoit que le mec dans la troupe d'une comédie musicale - "La révolution française" - c'est Bashung, avec un bonnet phrygien, c'est réellement surprenant et de qualité. Ça date de 1973 et c'est lui qui porte la troupe". Comme mercredi soir, sans être là cette fois.

Relaxnews
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