Réforme des retraites : paroles d'Aveyronnais

  • Rodez accueille jeudi soir le Grand débat sur la réforme des retraites.
    Rodez accueille jeudi soir le Grand débat sur la réforme des retraites. José A. Torres
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La réforme des retraites, dont l'une des premières pierres sera posée jeudi soir à Rodez dans le cadre du Grand débat proposé à la salle des fêtes, n'en est qu'à ses balbutiements. Croisés mercredi dans les rues de Rodez, plusieurs Aveyronnais nous ont livré leurs points de vue, entre inquiétude, souci d'équité ou nécessité de réformer.

"Débattre pour débattre... cela ne sert à rien". Sur le marché de Rodez, Marie-Christine, sexagénaire sans profession, estime que le temps est davantage à l'action concernant le sujet ô combien sociétal des retraites. "Espérance de vie, pyramide des âges, il est nécessaire de réformer, certains régimes spéciaux commencent à dater un peu, reprend-elle. Il y a eu un changement de cap avec les gilets jaunes, avec davantage de discussion, mais avec les débats, on s'enlise complètement ! Il faut que le président prenne ses responsabilités". Âgée de 61 ans, Marie-Christine affirme "ne pas avoir envie de prendre sa retraite" pour le moment et prévoit au gouvernement "des mouvements sociaux" qui vont être "compliqués à gérer"

"La même retraite pour tous"

"Je ne suis pas trop la politique, mais à mes yeux il y a des choses à faire qui ne sont pas faites, en matière d'écologie notamment", affirme pour sa part Aymeric, producteur bio de 39 ans. "Ce qu'il faudrait, pour les retraites, c'est qu'elle soit la même pour tous, que l'on gagne 500 ou 2000 euros par mois. Si j'étais président de la République, c'est ce que je ferai. La solution, aujourd'hui, c'est de capitaliser, mais seuls les riches peuvent se le permettre"

"Tout le monde ne sera pas d'accord"

Michèle, jeune retraitée de 65 ans, évoque elle aussi une réforme "nécessaire", en premier lieu pour les générations futures. "C'est pour eux que la réforme est importante. Pour moi qui ai travaillé 46 ans dans un salon de coiffure, l'affaire est réglée. Il est nécessaire de faire bouger la loi, parce que les gens devront travailler plus longtemps... et tout le monde ne sera pas d'accord".

"Prendre en compte la pénibilité"

C'est une meilleure prise en compte de la pénibilité qui inquiète Yannick, 47 ans: "Quand on est chauffeur routier ou maçon, on ne peut pas travailler aussi longtemps que dans d'autres métiers", affirme-t-il, poursuivant :"Il faut prendre en compte la pénibilité". Le jeune agriculteur, qui commence déjà à avoir des douleurs au dos, semble quelque peu inquiet. "Quand on a travaillé toute sa vie, on n'a pas envie d'avoir de soucis si la retraite est trop faible, surtout avec le coût de la vie qui augmente tout le temps".

Une "égalité de traitement"

"On ne connaît pas encore le contenu de cette réforme, c'est compliqué... mais je suis plutôt d'accord pour qu'il y ait une égalité de traitement", affirme Claudine, retraitée de 63 ans. Elle prévoit, avant que le pays n'y parvienne, "encore beaucoup de négociations". "À moins que l'on fasse comme pour le revenu universel et que tout le monde touche une somme raisonnable pour vivre dignement à la retraite ?".

 

Centre Presse Aveyron
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