Une ville de Rodez désertée… et l’attente

  • Une journée marquée par l’attente pour beaucoup d’Aveyronnais
    Une journée marquée par l’attente pour beaucoup d’Aveyronnais Repro CPA
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L’incertitude sur la venue du président de la République a une nouvelle fois plané dans une ville désertée.

Pendant quelques minutes, qui ont paru une éternité pour certains, beaucoup ont pensé que le scénario inattendu de jeudi dernier allait se reproduire. Le drame de la préfecture de Paris, avec cinq morts, allait-il avoir pour conséquence une nouvelle annulation de la venue du président de la République à Rodez… Vers 14 heures, à Rodez, c’était l’attente.

Depuis quelques heures, comme jeudi dernier, la ville avait adopté son rythme dominical. Pas de voitures ou presque. De rares piétons. Seule la présence de forces de sécurité détonnait dans le paysage. "C’est quand même dommage un président de la République qui vient dans une ville déserte", glisse une piétonne. Les commerçants qui ont laissé le rideau levé ne se font guère d’illusions. "On a fait 40 % de moins la semaine dernière, malgré l’annulation. Aujourd’hui, ce sera 50 % de moins", lance une commerçante. Beaucoup ont prévu, eux, de fermer à 14 heures…

14 heures, justement. Les mauvaises nouvelles s’enchaînent. Pendant que les invités à la cérémonie de remise de médaille de la Légion d’honneur affluent vers la mairie, le président de la République se rend à la préfecture de Police à Paris. Viendra à Rodez ? Viendra pas. "C’est quand même incroyable. Il y a une malédiction à Rodez ?", lance un élu.

Organiser une troisième visite présidentielle ?

Le vol du président de la République est annoncé retardé… Des médias nationaux annoncent l’annulation de la remise de la médaille, mais pas du débat. Un membre du GSPR, en charge de la sécurité du président de la République, prend le maire à part. Semble lui expliquer que le timing sera serré… mais la cérémonie maintenue. Le temps est suspendu. On imagine mal la Ville préparer une troisième fois la visite présidentielle.

Effectivement, Emmanuel Macron est annoncé pour 18 heures à la mairie. L’heure du débat est, elle, décalée à 19 heures. Devant la salle des fêtes, où il doit se dérouler, les participants affluent. Devant montrer patte blanche. Le président de la République, lui, n’a toujours pas décollé de Paris. À Bourran, les manifestants arrivent. Peu nombreux.

Devant la mairie, les élus du conseil municipal, opposition comprise, le directeur de l’hôpital, Vincent Prévoteau, le procureur Olivier Naboulet, le principal du collège Fabre, Christophe Lauras, le président de la chambre d’agriculture, Jacques Molières, le cycliste Alexandre Geniez, le patron du Rodez Aveyron Football, Pierre-Olivier Murat et son acolyte Greg Ursule, pour ne citer qu’eux, font partie de la centaine d’invités… qui attendent.

Quelques marcheurs rassemblés

Les policiers restent à l’affût dans ce quartier de la mairie totalement bouclé. Une jeune habitante souhaitant traverser le site est carrément escortée par des policiers armés jusqu’aux dents. Résultat, très peu de monde sur la place Raynaldy. Si ce n’est quelques "Marcheurs" venus accueillir "leur" président.

Le froid commence à s’installer. Toujours pas de président. L’impatience s’installe du côté de la salle des fêtes, où journalistes et participants sont tous prêts. Les invités à la cérémonie ont pris place, eux, au premier étage de la mairie.

À 18 heures, Emmanuel Macron arrive. Enfin. Il est accueilli par Christian Teyssèdre et son épouse, les députés Stéphane Mazars et Anne Blanc. Il part serrer les mains des "Marcheurs" avant d’aller… au quatrième étage de l’Hôtel de ville. Où il s’entretiendra notamment avec la famille de Pascal Filoé, qui a été tué il y a un an, à quelques pas de là.

La cérémonie de remise de la Légion d’honneur débute. Des badauds, vaincus par le froid, l’attente et l’éloignement, désertent les lieux. Soudain une infirmière du Samu fend la place en courant. Une personne a fait un malaise dans l’assemblée. Il s’agit de Régine Taussat…

Peu après 19 heures, Emmanuel Macron sort de la mairie, accompagné du maire qui arbore sa décoration. Il file aussi sec vers la salle du grand débat des retraites.

Assez attendu….

Philippe Routhe
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