Richard Bouigue : "Pour moi, le marché de Bercy est le meilleur moment de l’année"

  • Richard Bouigue lors de l’inauguration de la 19e édition.  AD Richard Bouigue lors de l’inauguration de la 19e édition.  AD
    Richard Bouigue lors de l’inauguration de la 19e édition. AD Centre Presse - Auréllien Delbouis
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"Ambassadeur de l’Aveyron à Paris", le natif de Rodez est aujourd’hui maire adjoint de la mairie du 12e à Paris. Arrondissement où se tient depuis 20 ans, le Marché des pays de l’Aveyron. Rencontre.

Militant de l’éducation populaire à l’Office régional des œuvres laïques, premier adjoint PS à la mairie du 12e arrondissement de Paris, directeur général aux politiques du Parti Socialiste, vous avez aussi occupé le poste d’attaché parlementaire pour Sandrine Mazetier, elle aussi originaire de Rodez avant de participer aux campagnes victorieuses de Bertrand Delanöé à la mairie de Paris. Un parcours qui prouve, au besoin, que l’entraide aveyronnaise n’est pas usurpée.

J’ai effectivement été attaché parlementaire de Sandrine Mazetier quand elle était adjointe de Bertrand Delanöe à la mairie de Paris. Nous avions tous les trois un lien particulier avec Rodez. Sandrine et moi pour y avoir vécu, et Bertrand pour y avoir habité un peu plus longtemps.

On était, je ne devrais pas le dire, les trois Ruthénois de service. Une belle expérience qui prouve que les Aveyronnais peuvent se retrouver autour de belles histoires et de belles aventures, même dans le domaine politique (rires).

À ce propos, quel est votre lien avec l’Aveyron ?

Je suis né à Rodez avant de suivre mes parents à Paris. Pendant longtemps mon lien avec l’Aveyron a été très présent. Mes grands-parents, les grandes vacances… tout se faisait en Aveyron. Ce lien s’est un peu distendu à l’adolescence où j’avais besoin de voir autre chose mais je suis revenu depuis en ayant peut-être un peu plus conscience de mes racines, de ce lien fort avec l’Aveyron, de l’envie d’y être, de m’y sentir bien.

À vous entendre, on sent chez vous un véritable attachement.

J’ai toujours été transparent. Je suis attaché à ce pays, ses habitants, à cette forme de culture du lien à la terre, au paysage. Je ne renie rien. Il y a quelques années, j’ai décidé d’acheter une maison pour avoir quelque chose à moi, là-bas.

Mon lien avec l’Aveyron était familial, il est maintenant quasi patrimonial et il pourrait être encore plus fort dans les années à venir. Il y a des activités que j’ai envie de développer en Aveyron.

Vous n’excluez donc pas de "revenir au Pays".

Alors pas tout de suite. Ce n’est pas un projet à court terme, j’ai encore un peu à faire à Paris. J’ai la faiblesse de croire que je suis plus utile aux Aveyronnais en étant là où je suis. Mais c’est un vrai projet, c’est indéniable ! Je pense que je finirais ma vie en Aveyron. Peut-être comme aujourd’hui d’ailleurs mais en inversant : avoir un grand pied en Aveyron et un petit à Paris. Je vais juste changer de pas (rires). Inverser la pression.

Justement, se déroule les 11, 12 et 13 octobre à Bercy, dans le 12e, le Marché des pays de l’Aveyron. Ce marché a, on l’imagine, une saveur particulière pour vous.

Oui. C’est le meilleur moment de l’année pour moi. C’est Paris 12 qui accueille le département du 12. C’est un moment magique pour moi. Pour plein de raisons. D’abord parce que c’est l’arrivée des Aveyronnais dans le 12e arrondissement ; l’occasion d’aller saluer les commerçants, exposants, artisans qui sont là et que je connais bien. C’est aussi un petit clin œil à la FNA : pendant longtemps avec Gérard Paloc, nous avons beaucoup travaillé pour renouer des liens, développer des projets pour les Aveyronnais d’ici et d’ailleurs. Ce moment est aussi là pour le rappeler.

C’est une belle initiative pour les exposants en termes de vente et de chiffre d’affaires mais c’est aussi un très bon moment pour les Parisiens qui découvrent les savoir-faire, l’artisanat, les écrivains de la région.

Vous allez aussi faire honneur à une personnalité aveyronnaise lors de cette édition anniversaire.

En effet, nous allons profiter du salon pour inaugurer une place Emma Calvé dans l’ancienne caserne militaire de Reuilly qui a bénéficié d’un beau et gros projet de réhabilitation. C’est un clin d’œil à Decazeville, à Millau et à l’ensemble de ceux qui se souviennent de cette artiste exceptionnelle.

Quel est, justement, l’apport de cette communauté aveyronnaise pour le 12e ?

Elle est réelle ! Du côté de Bercy notamment avec l’Oustal, le salon de l’Aveyron. Nous avons ici des activités économiques dont on sait pertinemment qu’elles sont utiles à Paris comme aux Aveyronnais. On a coutume de dire que Paris ne serait pas Paris sans les Aveyronnais et les Aveyronnaises, j’y tiens. Ce lien doit être entretenu, bien sûr, il évolue, mais je trouve que tout se passe de façon très intelligente.

En dehors de votre implication politique, vous êtes aussi un passionné de sport. De foot en particulier. Que pense le directeur de l’observatoire "Sport et Société" pour la fondation Jean-Jaurès de l’accession du Rodez Aveyron football en Ligue 2 ?

Je m’y intéresse de très près. Je pense même que ma prochaine grande note portera sur le lien entre un club de foot comme le Raf et une agglomération telle que Rodez, un département. Comprendre ce lien assez unique entre les habitants, les supporters, les commerces locaux. Analyser la dynamique derrière tout ça. Celle qui fait que Rodez invente peut-être un nouveau modèle. L’Aveyron crée des liens mais le sport aussi finalement !

Propos recueillis par Aurélien Delbouis
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