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L'Aveyronnais Benoît Campargue, judoka aux mille vies

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  • Benoît Campargue dans les bras de son poulain Teddy Riner.	DR
    Benoît Campargue dans les bras de son poulain Teddy Riner. DR
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Champion d’europe de judo puis entraîneur à succès de Teddy Riner, le natif de Lugan s’est reconverti en prenant la tête d’une entreprise pour développer la pratique du sport en entreprise.

On l’a connu judoka, pilote de moto puis de jet-ski, sélectionneur national et coach de sportifs, le voilà désormais chef d’entreprise. Le touche-à-tout Benoît Campargue a (une nouvelle fois !) changé de vie en devenant directeur exécutif de Sport management system, il y a un an.

Cette société, basée à Paris, est spécialisée dans la pratique du sport en entreprise, en organisant des ateliers collectifs pour les salariés ou encore des suivis individualisés, généralement destinés aux dirigeants.

De David Douillet à Teddy Riner

"Je suis désormais l’entraîneur national des gens ordinaires", s’amuse celui qui a précédemment exercé cette fonction auprès de sportifs de haut niveau. Son plus célèbre poulain est Teddy Riner, dont il a été l’entraîneur particulier jusqu’à sa première médaille d’or olympique, en 2012, et qu’il a aussi côtoyé lorsqu’il occupait le poste de sélectionneur de l’équipe de France, entre 2009 et 2012.

Rangé des tatamis après les Jeux olympiques de Londres, l’Aveyronnais s’est ensuite occupé d’athlètes dans des disciplines diverses, du pilote de Formule 1 Romain Grosjean aux équipes de France de dressage et de patinage artistique, en passant par les footballeurs du centre de formation de Lille.

"Armé mentalement"

"Je fonctionne au projet, résume l’homme de 54 ans. Et j’en termine d’autant plus facilement un que je sais que j’en ai toujours un autre derrière." Cet éclectisme se retrouvait déjà dans sa carrière de sportif de haut niveau. Le judoka, qui a connu la gloire avec un titre européen en 1992 et une médaille d’or mondiale par équipe en 1994, aux côtés notamment de David Douillet et Djamel Bouras, a en parallèle mené une carrière de pilote moto, participant notamment au Bol d’or. "Si je devais revenir en arrière, je ne referais pas différemment, assure Benoît Campargue. Cela m’a apporté beaucoup d’enseignements et de connaissances qui me servent dans l’entreprenariat, plus qu’une médaille olympique que je n’ai pas réussi à avoir."

Sa motivation de découvrir de nouvelles aventures ne s’est jamais épuisée. Pas plus que son énergie, nécessaire pour repartir de zéro. "C’est très dur de se reconstruire, il vaut mieux être armé mentalement, dit-il. J’ai forgé mon caractère à la campagne. L’éducation que mes parents m’ont donnée fait que je ne lâche rien."

 

Guillaume Verdu
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