Tayrac :  neuf céramistes exposent leur geste à la Cabane jusqu'à dimanche

  • La grange de La Cabane : de gauche à droite, Claire Muller, Christine Prévost-Ricard, Christiane Phalip. Au premier plan, le travail de Tom Leveau.
    La grange de La Cabane : de gauche à droite, Claire Muller, Christine Prévost-Ricard, Christiane Phalip. Au premier plan, le travail de Tom Leveau. Repro CPA
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Ce week-end,  La Cabane était le théâtre d’une exposition-vente due à la présence de neuf céramistes, qui ont occupé tous les espaces disponibles, jardin compris ! Une exposition-installation colorée, très vivante, très variée, et très chaleureuse, les artistes étant présents pour  présenter leur travail !
A l’étable, Nicole Grosbois, Dominique Gohin-Andrieu, Claire Muller, Thierry Breuvart.
Thierry Breuvart a proposé le samedi une conférence pour parler de la pâte égyptienne, qui le passionne actuellement : comme son nom l’indique, mise au point en Egypte il y a 7000 ans environ, la pâte égyptienne contient une faible proportion d’argile et une forte proportion de silice et alcalis. La structure, poreuse, explique que pendant le séchage, les sels solubles forment un dépôt à la surface, dépôt qui fond à la cuisson pour donner à la création un aspect vitrifié, auto-émaillé. L’ajout d’oxydes métalliques tels que cuivre, cobalt, manganèse, donne la coloration de la pâte dans la masse.
Nicole, sur Castanet depuis 1981, propose une poterie utilitaire, d’un bleu/vert moucheté reconnaissable entre mille, qui nécessite, après pré-cuisson, 3 couches  d’émail au carbonate de cuivre et /ou cobalt : trempage de la pièce, aspersion et enfin pulvérisation.
Dominique Gohin-Andrieu, avec un travail tourné vers le végétal,  ses arbres sous cloches de verre, sa pépinière d’arbres en terre de brique, «cherche à éveiller les consciences et révéler l’importance de la menace que représente le changement climatique».  
Claire Muller, dont le nom d’atelier est Clairette Cendrée, installée à Pradinas, travaille le grès blanc ou brun/roux au tour, fait son émail, céladon, rouge de cuivre -émail à la cendre avec cuivre-, et  utilise oxyde de fer, cuivre, pour obtenir ses teintes, céladon, bleu, vert, rouge...

De 14 h à 18 heures

Dans la grange, Tom Leveau, Christine Prévost-Ricard, Katia Terpigoreva, Caroline Piffre.
Tom Leveau, installé à Prévinquières, a expliqué le fonctionnement du four à bois qu’il a conçu et construit, a explicité une technique où la cendre joue  son rôle, a justifié l’utilisation de mélanges de terres, et notamment de terres ramassées dans la nature pour réaliser les engobes (enduits appliqués sur la pâte céramique, avant cuisson, pour en masquer la couleur naturelle). Il fabrique ses émaux.
Christine Prévost-Ricard, sœur de Pierre Prévost, crée à la main, par modelage dans la masse et assemblage, de grandes jarres de jardin, des petits animaux modelés,  inspirés des peintures préhistoriques.
Katia Terpigoreva, dont le travail avait été présenté au Centre Culturel il y a un an, conçoit «des assemblages associant des formes épurées et minimalistes, afin de créer des volumes modestes et contemplatifs qui s’inspirent à la fois de l’art des civilisations primitives et de la création architecturale contemporaine».
Caroline Piffre, sur Sauveterre, s’inspirant des arts premiers, de la vie, des contes, façonne des sculptures figuratives en utilisant plusieurs techniques (travail dans la masse, colombin, plaque), et décore ses pièces avec engobes et émaux.A la bibliothèque, Gisèle Garric expose des œuvres très inspirées par Bernard Palissy, potier, émailleur, peintre, artisan verrier, écrivain et savant français appartenant à l’École française de la Renaissance, qui a lancé la mode des« rustiques figulines », ces grands plats décorés d’animaux et de végétaux en relief et moulés sur nature.
Sur les murs de la grange, 24 photos  grand format de Thibault Mazars, sur le Sénégal ; de belles correspondances de couleur et d’inspiration entre photos et œuvres de Katia Terpigoreva notamment !
Dans la bibliothèque encore, panneaux informatifs et projection sur un grand écran de TV d’un film documentaire de Anne Bataï intitulé «Le ventre de la terre» (35’), permettent de découvrir  la vie d’une artiste, sculptrice et potière sénégalaise, Seyni Awa Camara.
Dans le jardin, installation de land art, des arbres miniatures sur socles de Dominique Gohin-Andrieu.
Et sous le préau, Thierry Breuvart en démonstration, derrière son tour ! Bien sympathique, de voir une œuvre se construire, et de pouvoir poser des questions !

L’exposition est à voir encore du jeudi 17 au dimanche 20 inclus de 14 à 18 heures, alors n’hésitez pas à venir à La Cabane ou  à contacter ADAP12 en composant le 06 88 74 34 66.
Centre Presse Aveyron
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