Agriculture

FDSEA de l'Aveyron : "Cessons de taper sur les agriculteurs en permanence"

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  • Une délégation des JA  et de la FDSEA a été reçue  en préfecture, hier.
    Une délégation des JA et de la FDSEA a été reçue en préfecture, hier. Repro CP / / Repro CP
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Mardi en fin de matinée, des représentants des JA et de la FDSEA ont été reçus en préfecture, à Rodez.

Un coup de semonce avant le passage à l’action ? Mardi en fin de matinée, trois représentants des JA et de la FDSEA ont été reçus en préfecture, à Rodez. Plusieurs sujets de discussions étaient à l’ordre du jour dont celui de la mobilisation contre le Ceta (le traité d’échanges commercial entre le Canada et l’Europe), du versement des indemnités après les récents épisodes de sécheresse et de la PAC, etc. Cette rencontre fait écho au mouvement national lancé hier où les représentants syndicaux ont manifesté devant les préfectures pour clamer leurs revendications.

"Mais nous avons surtout redit qu’il fallait cesser de taper sur les agriculteurs en permanence, surtout venant de personnes qui n’y connaissent rien, martèle Anthony Quintard, président des JA. Notre profession est aujourd’hui fortement affectée par cette situation. Les agriculteurs ne peuvent plus subir ces attaques sans réaction de l’état. " "Et à force, nous risquons de perdre patience", assure-t-il.

Dans un deuxième temps, le représentant des JA a déploré "le double discours avec d’un côté une demande de montée en gamme de la production prônée lors des états généraux de l’alimentation et de l’autre la ratification d’un accord, le CETA, qui va tirer les standards de production vers le bas". D’ailleurs, dans une vingtaine de localités du département des banderoles portant l’inscription "N’importons pas l’alimentation dont nous ne voulons pas !" ont été accrochées récemment.

Car, Anthony Quintard l’affirme : "Les produits qui seront importés du Canada sont très loin de ce que nous pouvons produire en termes de qualité. Et puis, il y a clairement une distorsion de concurrence, une mise en danger de nos filières". Après cette première rencontre avec la représente de l’état en Aveyron, les agriculteurs espèrent avoir été entendus. "Même si on est agacé, on reste raisonnable et mesuré. Mais on le sera peut-être moins à l’avenir, prévient Anthony Quintard. On est patient mais on sent que ça monte en pression."

Philippe Henry
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