Le Défenseur des droits dénonce des refus de soins aux plus démunis

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Publié le , mis à jour

La discrimination à l’accès aux soins est une réalité. Le Défenseur des droits révèle les résultats d’une enquête réalisée auprès de plus de 1 500 cabinets médicaux de gynécologues, chirurgiens-dentistes et psychiatres. Un sur dix ont été pris à refuser des soins aux patients bénéficiant de la CMU-C ou de l’ACS.

« Le ASC) ». Plus précisément : « 9% des chirurgiens-dentistes, 11% des gynécologues et 15% des psychiatres ».

Chirurgiens-dentistes, gynécologues et psychiatres

Pour faire ce constat, les chercheurs ont réalisé un testing téléphonique entre février et mai 2019. Plus de 1 500 cabinets de trois spécialités ont ainsi été soumis à des appels de patients : des chirurgiens-dentistes, des gynécologues et des psychiatres. Certains patients étaient bénéficiaires des dispositifs d’aide à l’accès aux soins, d’autres étaient identifiables comme issus de l’immigration à travers leur nom de famille.

Résultats, « les pratiques de certains professionnels de santé freinent la pleine effectivité de l’accès aux soins », résume le Défenseur des droits. Dans le détail, « l’ACS apparaît plus pénalisante que la CMU-C dans les trois spécialités testées, avec jusqu’à deux fois plus de refus de soins discriminatoires pour les bénéficiaires de ce dispositif », précise le Défenseur. « Ces pratiques sont également plus marquées chez les professionnels du secteur 2 par rapport à ceux du secteur 1. »

Concernant la discrimination en lien avec l’origine, elle a été également observée. « On constate qu’un prénom signalant une origine musulmane réduit de 6,5 points les chances d’accéder à une consultation de psychiatre », détaille le Défenseur.

Destination Santé
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