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Bientôt la fin de la maladie du sommeil ?

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    Bientôt la fin de la maladie du sommeil ?
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La maladie du sommeil a vu son incidence chuter dans les pays d’Afrique subsaharienne où elle est endémique. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met cette évolution sur le compte des efforts de lutte contre cette pathologie mortelle.

Vous avez déjà entendu parler de la mouche tsé-tsé ? Si son nom peut faire sourire, la parasitose qu’elle transmet, connue sous le nom de maladie du sommeil, est loin d’être une plaisanterie. Heureusement, elle est en net recul dans le monde – plus précisément dans les 36 pays d’Afrique subsaharienne concernés – avec une baisse de 95%, entre 2000 et 2018 !

Moins de 1 000 nouveaux cas en 2018

Ce sont les « efforts conjugués de l’Organisation mondiale de la Santé, des programmes nationaux de lutte contre la maladie et des ONG dans les années 1990 et au début du XXIe siècle (qui) ont permis d’inverser la tendance », explique l’OMS.

D’abord, « en 2009, le nombre des cas notifiés est passé en-dessous des 10 000 (9 878 exactement) pour la première fois en 50 ans », se félicite l’organisation mondiale. Puis, « cette baisse s’est poursuivie et l’on a recensé 977 nouveaux cas en 2018, soit le nombre le plus faible jamais enregistré depuis que la collecte systématique des données à l’échelle mondiale a été mise en place il y a 80 ans », poursuit l’OMS.

En l’absence de traitement, une maladie mortelle

La trypanosomiase humaine africaine, également connue sous le nom de maladie du sommeil, est une parasitose transmise à l’homme par la piqûre d’une glossine ou mouche tsé-tsé. Elle s’infecte elle-même à partir d’êtres humains ou d’animaux porteurs des parasites pathogènes.

« Au cours du premier stade de la maladie, les trypanosomes se multiplient dans les tissus sous-cutanés, dans le système sanguin et lymphatique », explique l’OMS. La parasitose se caractérise alors par des poussées de fièvre, des céphalées, des douleurs articulaires et un prurit. Une seconde phase correspond au franchissement de la barrière hémato-encéphalique par le parasite. Lequel envahit alors le système nerveux central. Généralement apparaissent alors une modification du comportement, un état confusionnel, des troubles sensoriels et une mauvaise coordination. Sans oublier des troubles du sommeil, à l’origine du nom de la maladie. En l’absence de traitement, la maladie du sommeil est mortelle.

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