Flagnac : Aligot express à la conquête des cuisines du monde

  • Fabrice Carrier et Christian Valette font filer l’aligot vers le succès.
    Fabrice Carrier et Christian Valette font filer l’aligot vers le succès. Repro CPA
Publié le , mis à jour

L’usine flagnacoise de fabrication d’aligot fonctionne déjà avec 10 salariés. D’ici à 5 ans on espère passer à 40 salariés. C’est dire les objectifs !

L’ambitieux projet, en gestation depuis de longs mois, de créer une entreprise spécialisée dans la fabrication d’aligot surgelé vient de voir le jour sous le nom d’Aligot express : une société qui exerce ses activités depuis juin dernier sur la zone artisanale de la Sole, à Flagnac.

Des bâtiments flambant neufs qui abritent le savoir-faire, et autres secrets de fabrication, fruits d’une longue expérience culinaire, mais aussi commerciale, des deux associés aux commandes d’Aligot express que sont Fabrice Carrier et Christian Valette. Deux professionnels des bons petits plats à l’aveyronnaise qui ont mis leurs compétences en commun pour élaborer un aligot surgelé adapté à tous types de restauration. Du rapide, servi en moins d’une minute sur les comptoirs des enseignes de restauration rapide, grâce à la machine développée par leurs propres soins (lire ci-dessous), aux chaudrons roboratifs voués à calmer les appétits de groupes formés de plusieurs centaines de personnes, "tous les formats sont développés ici", soulignent-ils.

De nouveaux marchés

À ce jour, une dizaine de personnes travaillent sur le site de Flagnac où les deux partenaires ont investi 3,5 M €, "c’est un début, car nous misons sur un objectif de recruter une trentaine de salariés supplémentaires d’ici 5 ans". Un pari sur l’avenir qui passe forcément par la conquête de nouveaux marchés, "de nouveaux clients qui ne servaient pas d’aligot par le passé sont séduits par les qualités gustatives et la simplicité de mise en œuvre de notre formule", renchérit Fabrice Carrier.

Signe des temps, c’est vers de lointains continents que pourraient se loger les clés de la réussite, "les marchés chinois, japonais, américains, australiens et bien d’autres sont amateurs de cuisine française, nous souhaitons y gagner des parts de marché pour atteindre un volume de 30 à 50 % de notre activité réalisé à l’exportation".

Les frites servies sur les tables du monde entier n’ont qu’à bien se tenir, la nouvelle ère de l’aligot affiche clairement ses ambitions.

La machine à aligot prend son essor

La troisième version de la machine conçue pour servir un aligot à la texture impeccable et filant à souhait en moins d’une minute chrono est mise sur le marché.
À l’issue d’une longue période d’expérimentation, une vingtaine d’entre elles est entrée en service : sur des aires de restauration d’autoroutes, dans des enseignes traditionnelles de restauration et même sur les meilleures tables de la capitale.
L’entreprise STS de Decazeville, mandatée pour les fabriquer, en livrera seize supplémentaires courant novembre, sitôt installées chez des professionnels de la restauration.   Avec la volonté clairement affichée d’en produire et installer dans la foulée une quarantaine d’exemplaires tous les ans aux quatre coins du monde.
Une montée en puissance qui s’appuiera sur un réseau de commerciaux recrutés à cet effet, mais aussi sur les liens historiques qui unissent les Aveyronnais expatriés toujours prêts à donner un coup de pouce aux enfants du pays.
D’autant que cette machine innovante repose sur une conception « made in France » à 99 %, qui fait là encore la part belle aux entreprises aveyronnaises, assurant les trois-quarts des étapes de fabrication de ce bijou de technologie.
 

D.M.
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