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Rugby : pour Ruan Lamprecht, "la victoire de l’Afrique du Sud est celle de tout un pays"

  • L’ancien joueur du SRA était heureux de la victoire de son pays en finale de la Coupe du monde.
    L’ancien joueur du SRA était heureux de la victoire de son pays en finale de la Coupe du monde. Archive CP / Archive CP
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Il y avait un Ruthénois plus heureux que les autres de la victoire de l’Afrique du Sud en finale de la Coupe du monde face à l’Angleterre (32-12), la semaine passée, pour la neuvième édition de la compétition, organisée au Japon. Cet homme, c’est Ruan Lamprecht, ancien joueur du Stade Rodez Aveyron (SRA), aujourd’hui assistant d’anglais sur le piton, au collège Saint-Joseph.

Fidèle à sa nation, Ruan Lamprecht a vécu ce troisième sacre mondial non pas en France… mais auprès des siens, à 300 km au sud de Johannesburg. Un moment bien entendu particulier pour celui qui avoue être resté un féru de rugby : "C’était incroyable, tout le monde dans la rue ou dans les commerces avait un maillot ou même un drapeau pour supporter les Springboks. Les gens chantaient n’importe où pour encourager leur équipe".

Reparti sur ses terres à l’occasion des vacances de la Toussaint, l’ancien arrière sang et or s’est imprégné de l’ambiance sur place et a remarqué plusieurs différences avec les titres mondiaux obtenus en 1995 et en 2007. "Cette fois, tout le monde était content et a fait la fête après la victoire. C’était un bon moment, il n’y avait pas les blancs d’un côté et les noirs de l’autre. "

Marqué par l’histoire de son pays, Ruan Lamprecht s’est nourri des petites histoires qui ont fait l’essence du groupe sud-africain de 2019. Au point d’y trouver quelques motifs d’espoir pour les générations futures. "Avant, il y avait les histoires de quotas et les joueurs ne savaient pas si on les sélectionnait par rapport à leur talent. Maintenant, ils le savent ", dit-il.

Au-delà du symbole véhiculé par cette équipe multiraciale, l’ancien joueur ruthénois a apprécié le jeu mis en place par le staff technique, loin des errances vues il y a encore deux ans contre l’Irlande ou l’Italie.

"Quand on a su qu’on allait jouer contre l’Angleterre, on s’est dit qu’on allait tomber contre plus fort que nous, explique celui qui, par superstition, a préféré voir la rencontre en toute quiétude avec sa famille. Il suffisait de voir comment ils (les Anglais, NDLR) jouaient les mêlées, les touches, pour constater qu’ils marquaient beaucoup d’essais après ces lancements de jeu. Heureusement, on a eu une grande défense pour contre leur jeu d’attaque."

Obsédé par ce troisième titre, le Sud-Africain reconnaît même avoir revu la finale "trois fois en vingt-quatre heures". "Le rugby, chez nous, c’est une véritable culture, assure-t-il. On le vit différemment des Français. Quand l’Afrique du Sud perd, souvent, je ne suis pas bien les jours suivants, et il y a deux ans, quand ils (les Sud-Africains) étaient au fond du trou, je l’étais aussi. Cette victoire, elle vient de loin mais elle est vraiment bien."

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