L'Aveyronnais

Joris Segonds, un maître du jeu au pied avec le Bassin comme ballon d’oxygène

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  • Joris Segonds a profité de la mini-trêve en championnat de Top 14 de rugby pour se ressourcer quelques joursen Aveyron. S’il a passé le plus clair de son temps en famille à Decazeville, le jeune demi d’ouverture du Stade français  a également fait un crochet par Rodez pour devenir ambassadeur de la marque de vêtements Abeyron.	Rui Dos Santos
    Joris Segonds a profité de la mini-trêve en championnat de Top 14 de rugby pour se ressourcer quelques joursen Aveyron. S’il a passé le plus clair de son temps en famille à Decazeville, le jeune demi d’ouverture du Stade français a également fait un crochet par Rodez pour devenir ambassadeur de la marque de vêtements Abeyron. Rui Dos Santos Rui Dos Santos / Rui Dos Santos
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Formé à Decazeville,où il est resté une décennie, passé par Aurillac (ProD2),ce solide gaillard de 22 ans fait aujourd’hui le bonheur du Stade français (Top 14). Mais, il ne manque pasune occasion de rentrer au pays pour voir la famille. C’était d’ailleurs le cas lors des vacances de Toussaint.

Après une mini-trêve de trois semaines, marquée, notamment, par la victoire de l’Afrique du Sud aux dépens de l’Angleterre en finale de coupe du monde, le championnat de Top 14 de rugby a repris ses droits ce week-end. Avec, en particulier, le derby francilien entre le Stade français et le Racing, aujourd’hui, à 16h50, au stade Jean-Bouin. Si l’affiche sportive a perdu de son lustre d’antan, puisque la lanterne rouge (deux victoires en huit journées) reçoit l’avant-dernier (un nul de mieux), ce bras de fer en Ile-de-France pèse lourd pour Joris Segonds. En concurrence pour le maillot frappé du n° 10 avec l’international français Jules Plisson, "l’artiste" argentin Nicolas Sanchez et le Sud-Africain aux 54 capes Morné Steyn (rien que ça !), le jeune Aveyronnais se tient "prêt à être titularisé". Appelé pour la première fois par Heyneke Meyer lors de la deuxième journée à La Rochelle, il a été couché, depuis, sur toutes les feuilles de match dont trois titularisations. à l’ouverture à six reprises et une fois au centre (à domicile, contre contre Toulon). Avec combien de points à la clé ? "Je ne tiens pas le compteur, s’excuse-t-il presque. Je sais juste que je suis à 89 % de réussite". Pour ceux qui ne tiennent pas, comme lui, ses statistiques à jour, Joris Segonds a inscrit 28 points en sept apparitions (il n’a marqué que lors de trois parties), dont 18 face à Bayonne, soit six pénalités et cinq transformations.

Né à Decazeville, le 6 avril 1997, il a fait ses classes à Rugby Bassin, avec notamment éric Fernandez, de 2003 à 2013, avant de rejoindre Aurillac où il a découvert la ProD2. Après six saisons dans le Cantal, avec deux "piges" sous le maillot du Sporting, dont une au stade Camille-Guibert, dans le cadre de la "double licence" autorisée par la FFR, en décembre 2018, il a signé cet été, pour trois ans, au Stade français. "J’avais plusieurs pistes parmi l’élite", souligne ce "beau bébé" de 1,81 m pour 93 kg au sourire d’ange. Et, alors qu’il devait poser ses valises au Racing, c’est l’autre club francilien qui a tiré le gros lot en recrutant le natif du Bassin. Qui a suivi des études d’anglais après avoir décroché le bac et qui est titulaire du BP Jeps (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) en sports collectifs. S’il a été prendre son pied à la capitale, il n’a toutefois pas coupé le cordon avec sa terre natale. "Toute ma famille est à Decazeville et je saute sur la moindre occasion pour venir me ressourcer", reconnaît-il. Comme il l’a fait pour Toussaint en prenant la direction du Bassin après le déplacement à Agen.

"Je ne veux pas brûler les étapes"

Joris Segonds aura donc 26 ans en 2023, année où la France organisera la prochaine édition de la coupe du monde de rugby. Ce rendez-vous est-il coché sur son agenda ? L’intéressé est catégorique : "C’est beaucoup trop loin. Je vis ma première saison en Top 14 et je ne veux pas brûler les étapes. Il y a encore énormément de pain sur la planche. Pour l’instant, je suis concentré sur le championnat". Un nouveau championnat avec le retour des internationaux, neuf en l’occurrence pour le Stade français, dont les deux tricolores Gaël Fickou et Paul Gabrillagues, l’autre Aveyronnais ? "Je ne crois pas !, assure-t-il. Avec dix-huit journées à disputer, la phase régulière est encore très longue. On n’a pas réussi une bonne entame mais le potentiel est là. D’autant que, jusqu’à présent, on n’a pas été aidés avec cinq déplacements pour uniquement trois réceptions. Il faut retrouver le chemin de la victoire". Dès ce dimanche 10 novembre contre le Racing…

Rui Dos Santos
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