Création-reprise d'entreprise : pourquoi pas une Scop ?

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Vous rêvez de créer ou de reprendre une entreprise, mais le modèle entrepreneurial traditionnel ne vous convient pas. Avez-vous pensé à la Scop (société coopérative) ? A l'occasion d'“Entreprenez en Occitanie !”, le mois de la création reprise d'entreprises organisé dans 13 départements du 13 novembre au 13 décembre par l'agence régionale de développement économique AD’OCC et ses partenaires, zoom sur un modèle qui a plus que jamais le vent en poupe.

C'est l'une des questions que les créateurs d'entreprise se posent forcément : quel statut juridique choisir ? Il n’en existe en effet pas moins de onze différents ! Il vous faudra par conséquent faire un choix éclairé, en vous basant sur plusieurs critères, exclusifs ou cumulatifs : l'activité de l'entreprise, la volonté – ou pas – de s'associer, les prévisions d'évolution de l'activité, le mode de rémunération des dirigeants, leur régime fiscal, le mode d'imposition souhaité... Auto-entrepreneur, entreprise individuelle, EURL, SARL, SA, SASU, SNC, SEP, Scop, SCIC : à chaque situation correspond un statut et chaque forme juridique présente des avantages et des inconvénients. 

Des entreprises pas comme les autres

Mais s'il est un statut qui connaît depuis quelques années un incontestable engouement, c'est bien celui de société coopérative et participative (Scop). Nombre de futurs créateurs sont en effet séduits par cette forme juridique différente qui, tout en inscrivant l'entreprise dans le cadre du secteur marchand traditionnel, lui confère une “couleur” tout à fait singulière. Comme le souligne l'Union régionale des Scop (Urscop) Occitanie, les Scop sont “des sociétés de forme SA ou SARL dont les salariés sont associés majoritaires et vivent un projet commun en mutualisant équitablement les risques et les grandes décisions stratégiques”. Et d'ajouter : “Parmi les structures coopératives, les Scop sont les seules dont les membres associés sont les salariés. Rattachées au droit coopératif et au droit des sociétés commerciales, les Scop reposent sur un principe de démocratie d’entreprise et de priorité à la pérennité du projet.” Ainsi, il convient de bien distinguer la finalité de l'entreprise et son mode de gouvernance. Les Scop opèrent en effet, comme toutes les autres entreprises, dans une économie de marché. Elles ont tout naturellement en ligne de mire un objectif de rentabilité. Ce qui les distingue de leurs “cousines”, c'est leur volonté de placer statutairement le salarié au coeur de l'entreprise. Ce dernier s'engage en effet à la fois humainement et financièrement et devient un véritable co-entrepreneur. De la sorte, c'est une forme de gouvernance démocratique qui est mise en place au sein de ces organisations, selon le principe “une personne = une voix”. Les bénéfices, eux, sont répartis équitablement. Quant au dirigeant... il est élu ! Et lors de leur départ de la société, l'apport en capital des associés leur est remboursé, mais sans plus-value.

Un outil en cas de reprise

Ce modèle, évidemment, ne conviendra pas à tous les entrepreneurs. Il sera plébiscité par les créateurs qui cherchent à concilier leur envie d'entreprendre avec des valeurs différentes, dans le cadre d'une économie sociale et solidaire. Certains dirigeants “traditionnels” opteront par ailleurs pour ce statut au moment de la cession de leur entreprise. Une façon de passer le relais à leurs salariés, mais aussi de préserver l'outil de travail et le savoir-faire en évitant tout démantèlement et toute délocalisation potentiels.

Retrouvez tous les événements du mois de la création reprise d'entreprises sur www.entreprenez-en-occitanie.fr et venez rencontrer l’URSCOP Occitanie.

Centre Presse Aveyron