Julia Kaminski : “Je suis devenue laveuse de vitres éco-responsable !”

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Diplômée en aménagement du territoire, Julia Kaminski, 33 ans, a lancé en 2016 sa propre activité de nettoyage de vitres à Toulouse, baptisée “La tête au carreau”, avec l'aide de l'Adie (Association pour le droit à l'initiative économique). Interview, à l'occasion d'“Entreprenez en Occitanie !”, le mois de la création reprise d'entreprises organisé du 13 novembre au 13 décembre par l'agence régionale de développement économique AD’OCC et ses partenaires.

Vous êtes diplômée en aménagement du territoire. Comment vous est venue l'idée de vous réorienter il y a trois ans dans le lavage de carreaux ? 
Je suis en effet titulaire d'un Master en aménagement du territoire. Mais je n'ai pas trouvé un emploi qui m'intéressait vraiment dans ce secteur. J'ai vite compris que travailler dans un bureau ne me convenait pas. J'aime évoluer en extérieur et me dépenser. Et l'idée d'être ma propre patronne me séduisait. J'ai découvert le métier de laveur de carreaux aux côtés de mon voisin. C'est lui qui m'a formée, sur le terrain. Ce que j'aime, dans cette activité, c'est que l'on voit tout de suite le résultat et que l'on est en contact avec beaucoup de monde. Et on ramène la lumière chez les gens, ce qui n'est pas rien ! 

Pour vous lancer, vous avez bénéficié du soutien de l'Adie (Association pour le droit à l'initiative économique)
Tout à fait. Lorsque j'ai décidé de créer ma propre activité, sous forme de micro-entreprise, je me suis évidemment posé la question de l'apport financier de départ. Je n'intéressais pas vraiment les banques… C'est alors que je me suis rapprochée d'un réseau féminin de cheffes d'entreprises, Egalitère, qui m'a parlé de l'Adie. Alors qu'en parallèle, j'ai suivi une formation de deux mois au sein de Creact'up, j'ai pu bénéficier d'un apport de 4 000 euros de l'Adie, auquel est venu s'ajouter un prêt d'honneur du même montant accordé par France Active. Cela m'a permis d'acheter du matériel de travail, mais aussi mon vélo électrique bio-porteur, qui est un peu ma marque de fabrique !

Et le succès est au rendez-vous ? 
Absolument ! Je travaille pour moitié pour des particuliers et pour moitié pour des professionnels, notamment des commerces et des bureaux. Ma zone de prédilection est le centre-ville de Toulouse, mais je peux être amenée à aller au-delà, au gré des chantiers. Mes clients apprécient le fait que je me déplace à vélo et que j'utilise des produits écologiques. Le bouche-à-oreille fonctionne bien. Et grâce à l'Adie, encore une fois, j'ai pu passer mon Certificat d'aptitude à la conduite en sécurité pour des nacelles élévatrices (Caces) cette année, ce qui me permet de réaliser des travaux en hauteur. Mon prochain challenge ? Créer une société, afin de pouvoir embaucher quelqu'un. La transmission, ça me dit bien ! 

Retrouvez tous les événements du mois de la création reprise d'entreprises sur www.entreprenez-en-occitanie.fr.

Centre Presse Aveyron