Maxime Bryselbout : « Je me suis reconverti dans le jardinage en devenant entrepreneur-salarié »

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Après des études de droit, Maxime Bryselbout a choisi de devenir jardinier-paysagiste à Narbonne, en adoptant un statut particulier, lui offrant à la fois liberté et sécurité. Celui d’entrepreneur-salarié au sein des coopératives Vivélà et Le Comptoir des entrepreneurs. Interview, à l'occasion d'“Entreprenez en Occitanie !”, le mois de la création reprise d'entreprises organisé du 13 novembre au 13 décembre par l'agence régionale de développement économique AD’OCC sur l’ensemble du territoire avec ses partenaires.

Comment êtes-vous devenu jardinier-paysagiste ? 
J’ai toujours été très proche de la nature. Mais à la base, mes études ne me destinaient absolument pas à emprunter cette voie. J’ai en effet suivi un cursus de droit de l’immobilier, jusqu’en Master 1. Puis j’ai compris que ce n’était pas fait pour moi. À l’âge de vingt-quatre ans, j’ai fait le pari de me réorienter complètement en revenant à mes premières amours. Pendant neuf mois, j’ai suivi une formation pour adulte afin d’obtenir un brevet professionnel Aménagements paysagers. Je souhaitais me lancer à mon propre compte. Pendant quelques temps, j’ai testé mon activité en Cesu (Chèque emploi service universel, NDLR), puis sous le régime d’auto-entrepreneur. Mais je sentais bien que ces statuts ne me correspondaient pas. C’est alors que j’ai découvert le monde des coopératives. 

Vous avez fait le choix d’intégrer dès 2018 les coopératives d’activité et d’emploi Vivélà (basée à Perpignan et Narbonne) et Le Comptoir des entrepreneurs (à Narbonne). Pour quelle raison ? 
En fait, j’ai trouvé dans ces structures ce que je recherchais. C’est un modèle qui m’a tout de suite séduit. D’un côté, le statut de salarié me protège. Il me permet de cotiser, d’être couvert. Et de l’autre côté, je suis un véritable indépendant. Le statut d’entrepreneur-salarié m’offre le meilleur des deux univers. Je ne voulais pas travailler seul. Dans ces coopératives, je bénéficie d’une vision extérieure sur mon activité, mais aussi d’un accompagnement très concret, pour ma comptabilité et mes tâches administratives, par exemple. Et je participe activement à la vie de ces deux coopératives, ainsi qu’aux décisions qui sont prises. C’est vraiment un modèle qui me convient. 

Mais qu’en sera-t-il si vous souhaitez recruter des salariés ? 
Ce sera possible ! Si j’embauche quelqu’un un jour, cette personne deviendra elle-même salariée de la coopérative. Mais c’est moi qui la rémunèrerais et elle travaillera à mes côtés, tout simplement. 

Retrouvez tous les événements du mois de la création reprise d'entreprises sur www.entreprenez-en-occitanie.fr.

Centre Presse Aveyron