Justice

Rodez : un entrepreneur accusé d'homicide involontaire face aux juges

  • Le jugement sera rendu le 8 janvier prochain.
    Le jugement sera rendu le 8 janvier prochain. Archives JAT / Archives JAT
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Les faits remontent au mois de janvier 2012. Un homme avait été victime d'une chaudière défectueuse et six autres personnes de la même famille avaient été intoxiquées par le gaz carbonique.

Presque sept ans après les faits, l'entrepreneur jugé pour homicide involontaire se présentait à la barre du tribunal correctionnel de Rodez, ce mercredi 13 novembre. 

Installé dans le sud du département depuis plus de 25 ans, essentiellement dans le domaine d'installation de chaudières, il est accusé d'au moins " trois manquements à la réglementation ". Mais les juges et les experts ont surtout tenté de déterminer comment une trappe de sécurité avait pu s'ouvrir, entraînant le décès de la victime. Six autres personnes, membres de sa famille, avaient été gravement intoxiquées par les émanations de gaz carbonique.

La victime, un homme relativement âgé, aurait trouvé la mort lors d'une nuit entre le 2 et 7 janvier 2012. Ses enfants, inquiets de ne plus avoir de ses nouvelles, ont rapidement prévenu les gendarmes et les pompiers. Les secours n'ont pu que constater son décès. 

Les enfants se sont installés chez leur défunt père, le temps d'organiser les funérailles. Mais dès leur première nuit dans la maison, ils ont été pris rapidement de malaises, de maux de tête, de nausées. Eux aussi, ont été intoxiqués par les émanations de la chaudière défectueuse. L'une des filles de la victime a même dû être hospitalisée au CHU de Toulouse. 

" On a frôlé le drame, s'emporte l'avocat de la partie civile. Six autres personnes auraient pu connaître le même sort tragique. " Et celui-ci de résumer : " Le test de combustion n'a pas été effectué, un défaut de ventilation dans le local où était placée la chaudière a été noté, etc. Mais l'ouverture de cette trappe de sécurité restera à jamais une énigme. " Un temps, l'hypothèse du suicide évoquée par les enquêteurs a été contestée par les proches de la victime. 

La représentante du ministère public a requis la relaxe pour les faits d'homicide involontaire. En revanche, elle a retenu la mise en danger d'autrui par violation d'une obligation réglementaire. La magistrate a requis une amende de 30 000 €, dont 15 000 € avec sursis. Pour la procureure, l'ouverture de cette trappe reste la cause principale du décès. Le jugement sera rendu mercredi 8 janvier à 14 heures. 

Ph.H.
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