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Agressions sexuelles : le Grenelle "Aveyron" a des solutions

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  • Les acteurs associatifset les institutions ont fait une restitution de leur travailsur le terrain, à la préfecture.
    Les acteurs associatifset les institutions ont fait une restitution de leur travailsur le terrain, à la préfecture. Centre Presse / Salima Ouirni / Centre Presse
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Les associations d’aide aux victimes, la justice, la police et la gendarmerie ont fait part de leurs propositions pour lutter contre les agressions sexuelles, sexistes et conjugales en attendant le rendez-vous national du 25 novembre.
 

Alors que le Grenelle des violences conjugales devrait connaître son aboutissement le 25 novembre au niveau national, en Aveyron, les acteurs ne chôment pas et veulent apporter leur contribution, à cette cause nationale, lancée le 3 septembre.

Après le lancement du numéro d’urgence (le 3919), mis en place à la fois pour les victimes et les témoins, plusieurs associations œuvrent depuis, dans l’action préventive.

Tout récemment, le CIDFF, France victimes 12 Adavem, le Planning familial, Trait d’Union Sud-Aveyron et Village 12 ont fait part de leurs propositions à la préfecture qui relaiera lesdites propositions.

La justice, représentée par le procureur Olivier Naboulet, la gendarmerie et la police étaient aussi au rendez-vous, pour expliquer les nouvelles propositions de la prise en charge des victimes.

Le téléphone "grave danger"

Pour ce qui concerne justement le ministère de la Justice, il faut retenir plusieurs mesures phares comme le soutien au déploiement de l’attribution du téléphone dit "grave danger", le recours à l’ordonnance de protection, la formation pluridisciplinaire des professionnels (de santé et de justice), l’introduction d’un volet de lutte contre les violences conjugales au sein même du couple, la mise en place d’un bracelet antirapprochement des auteurs de violence. Aujourd’hui, il en existe trois dans le département.

"Nous n’avons, heureusement, pas eu de féminicide dans le département ", souligne la préfète, Catherine Sarlandie.

Le ministère de la Justice préconise également la protection des enfants, par une possible remise en cause de l’exercice de l’autorité parentale du conjoint violent, ainsi que la mise en place des espaces de rencontre. "Il faut aussi pouvoir améliorer le suivi des auteurs de violences conjugales et expertiser la possibilité de développer des partenariats locaux de solutions pour leur hébergement ", explique le procureur de la République. Les associations ayant pris part à la réflexion portent également ces mesures, qui pourraient bien devenir réalité, si le parlement s’en saisit.

Le 39 19 édité en 10 000 exemplaires

Les associations ont aussi insisté sur " l’amélioration de l’accueil dans les commissariats et brigades de gendarmerie ainsi que la formation des personnels sur la question des violences conjugales ". Une formation qui est d’ailleurs en cours, actuellement.

De même, les associations demandent que tous les professionnels de santé soient formés à la détection et l’orientation.

Entre les propositions de la société civile et les institutionnels, le gouvernement n’aura que l’embarras du choix pour piocher, dans ces nombreuses propositions.

Rappelons aussi qu’une place d’hébergement d’urgence a été créée pour compléter les 12 places existantes et fléchées.

Le numéro 3919 a été édité en 10 000 exemplaires, sur un format de communication pour le grand public.

Une consultation de la société civile par un questionnaire en ligne, sur le site de la préfecture a aussi été menée, tout récemment.

 

Faciliter le dépôt de plaintes à l’hôpital

Le 22 novembre, le personnel de la justice, de la police, de la gendarmerie et le personnel hospitalier ont rendez-vous à la préfecture, pour une réunion sur la facilitation du dépôt de plainte, par la victime directement à l’hôpital.
« Les victimes ont tendance à hésiter à déposer une main courante ou à ne pas déposer plainte du tout, une fois revenues à la maison et sous la pression du compagnon ou de l’agresseur », ont constaté les associations venant en aide aux victimes.
Cette mesure phare fera partie de la présentation du nouveau plan de lutter contre les violences par le gouvernement. La présentation a lieu le 25 novembre. Un tableau présentant l’ensemble des manifestations menées dans le département, autour de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes est en cours de conception. Il sera mis en ligne sur le site de la préfecture.
Le 5 décembre, la commission départementale de lutte contre les violences faites aux femmes du conseil de prévention de la délinquance se réunira également. Ladite commission regroupe les partenaires départementaux concernés par les violences sexistes et sexuelles.

 

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