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Des écoles sans toilettes, des filles déscolarisées

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    Des écoles sans toilettes, des filles déscolarisées
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A l’occasion de la Journée mondiale des toilettes le 19 novembre, l’ONG Vision du Monde pointe cette année encore une situation globale déplorable en termes d’installations sanitaires. En effet, dans le monde, 60% de la population ne dispose pas de toilettes à la maison. Et les enfants ne sont pas épargnés à l’école, où les filles souffrent plus particulièrement de cette carence en raison des menstruations.

Plus de la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès à des toilettes à domicile. Ce qui représente 4,5 milliards de personnes. Cette situation favorise l’exposition à des maladies infectieuses telles que le choléra, le paludisme, le saturnisme ou bien les diarrhées par le biais de l’eau souillée par les excréments. En effet, à défaut d’installations sanitaires, 892 millions de personnes dans le monde pratiquent la défécation à l’air libre. Et 1,8 milliard d’individus boivent cette « eau exposée à une contamination par des matières fécales ».

Les règles, une raison de plus d’avoir accès à sanitaires

A l’occasion de la Journée mondiale des toilettes ce 19 novembre, l’ONG Vision du Monde met l’accent sur une autre conséquence de ce manque d’accès à des installations salubres : la déscolarisation des filles. En effet, 900 millions d’écoliers dans le monde ne disposent pas d’installations pour se laver les mains.

« L’accès à l’eau potable, aux installations sanitaires et aux pratiques d’hygiène est essentiel pour les enfants à l’école et particulièrement pour les filles », insiste en effet l’ONG. « La consommation d’une eau non potable et le manque d’accès aux toilettes […] empêchent les enfants de rester à l’école. Cette problématique est encore plus forte chez les filles qui, lorsqu’elles ont leurs règles, ne peuvent avoir accès aux toilettes ou à des toilettes non mixtes à l’école. »

Résultat, nombreuses sont celles qui abandonnent les bancs de la classe. Alors que « lorsqu’elles peuvent avoir accès à des installations sanitaires décentes, 11% de filles supplémentaires vont à l’école », rappelle l’ONG.

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