Course à pied - Trail

L'Aveyronnais Thomas Saint Girons : "Le plus marquant, c’est la vitesse" dans le trail

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  • Thomas Saint Girons, ici en 2016 lors de la Via Aurea à La Primaube. U e épreuve remportée qui lui avait alors offert le challenge départemental.
    Thomas Saint Girons, ici en 2016 lors de la Via Aurea à La Primaube. U e épreuve remportée qui lui avait alors offert le challenge départemental. Repro CP / Jean-Louis Bories / Repro CP
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Aux origines du trail. Thomas Saint Girons, c’est un peu le "Monsieur trail" en Aveyron. Précurseur à bien des titres et à présent retiré du circuit, il reste un observateur avisé de la discipline. Échanger avec lui, c’est en quelque sorte revenir aux sources du trail en terre aveyronnaise. Au sein d’un territoire qui s’affirme comme un terrain de jeu idéal pour les adeptes de ce sport nature. Entretien.
 

Dites-nous en plus sur votre parcours sportif ?

À la base, je suis kayakiste. Pendant une quinzaine d’années, j’ai pratiqué en compétition lors de championnats régionaux ou nationaux mais la vérité est que j’y excellais moins que dans le trail par la suite… D’autre part, j’ai longtemps été un adepte du raid multisports. C’est clairement cette activité qui a révélé mon potentiel sur les longues distances. J’ai donc décidé de mettre à l’épreuve ces capacités en me spécialisant dans la pratique de la course nature.

Racontez-nous vos premiers pas dans le trail ?

C’était au début des années 2000. Dès 2006, je me suis aligné sur l’Ultra Trail du mont Blanc, épreuve mythique organisée au départ de Chamonix. J’ai assez rapidement obtenu des résultats intéressants. Mon premier "gros coup", je l’ai réalisé sur la Grande Course des Templiers en 2007 en finissant quatrième. Ce résultat m’a d’ailleurs permis d’intégrer dans la foulée le Team Asics Trail. J’y suis resté neuf années durant. Au-delà de l’aide matérielle qui m’a été apportée, cela m’a offert la possibilité de côtoyer de grands noms de la discipline tels que Thomas Lorblanchet, Erik Clavery ou encore Xavier Thévenard, pour n’en citer que quelques-uns…

Votre plus belle victoire ?

Je dirais mon doublé sur l’Endurance Trail lors du Festival des Templiers en 2009 et 2010. L’épreuve était tout à la fois prestigieuse et exigeante (plus de 100 km de distance et un dénivelé total de 5 000 mètres). De plus, je jouais un peu "à domicile". J’étais donc attendu bien qu’il ne soit jamais évident d’être là le jour J… À vrai dire, je suis convaincu que certaines places d’honneur que j’ai pu obtenir durant cette période avaient tout autant de valeur. Je pense notamment à ma 5e place sur l’UTMB en 2010 ou la 2e sur la TDS en 2009.

Quel est l’adversaire le plus fort que vous ayez affronté ?

Difficile de ressortir un nom en particulier car chacun avait des qualités propres. Pour des motifs différents, je citerais donc Ludovic Pommeret, Xavier Thévenard, Sylvain Court et Benoît Cori. Parmi les historiques, le nom de Dawa Sherpa parlera aussi aux spécialistes. Malheureusement, le seul que je n’ai jamais eu l’occasion de croiser en compétition est peut-être le meilleur de tous : Kilian Jornet.

Quel regard portez-vous sur l’évolution du trail dans la période récente ?

L’aspect le plus marquant, à haut niveau, c’est la vitesse. Prenez le récent vainqueur de l’UTMB, l’espagnol Pau Capell ; ce qu’il réalise est juste stratosphérique ! Quand on voit les allures actuelles, c’est une autre planète par rapport à ce que j’ai vécu. Il y a une quinzaine d’années, on ne pensait pas que cela pourrait aller un jour aussi vite. À la fois, cela semble logique au vu de l’augmentation constante du nombre de pratiquants. Le trail s’est développé à vitesse grand V. Cela saute aux yeux ! Les gens, quel que soit leur niveau, sont de mieux en mieux préparés. L’optique, pour la masse des coureurs, c’est avant tout de finir. Beaucoup rêvent de venir à bout de courses prestigieuses telles que la Diagonale des Fous à la Réunion. La course à l’équipement est aussi un élément marquant en termes d’évolution.

Quelques conseils d’expert pour terminer ?

Les formats longs, entre 80 et 100 km, étaient ma spécialité. Je peux donc donner quelques conseils pour progresser sur ces distances. Le premier serait de viser un entraînement à basse intensité avec un rythme lent mais régulier. Dès que l’opportunité se présente, passer du temps en montagne, en alternant course et marche, pourra être bénéfique afin d’habituer l’organisme aux variations d’allure. Parallèlement, un travail de force, basé sur des exercices de renforcement musculaire, est nécessaire pour encaisser les chocs dus à l’alternance de profils : montées, descentes, faux plats, parties plus roulantes.

À noter que Thomas Saint Girons est co-organisateur de la Ronde de Noël, une course sur route (4 ou 8 km) qui se dispute à Rodez le 8 décembre.
JDM
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