portrait

Sébazac : Freddy Bonnet, passion rallye

Abonnés
  • Freddy Bonnet devant la 208 R2 qu’il pilotait au Rouergue 2019.
    Freddy Bonnet devant la 208 R2 qu’il pilotait au Rouergue 2019. Repro CP / / Repro CP
Publié le / Modifié le S'abonner
Même s’il a dû attendre la trentaine pour prendre place dans un baquet, le Balsacois vit désormais sa passion pour le sport auto au quotidien.

Mon père a attaqué le rallye en 1981 et je suis né un an plus tard. Ma mère m’emmenait voir mon père courir et, d’assistances en spéciales, j’ai grandi là-dedans. Forcément, ça laisse des séquelles." Freddy Bonnet est donc tombé dedans quand il était petit. Et même si parfois les passions s’estompent, chez ce natif du Vallon, ce ne fut jamais le cas.

"Dès que j’ai eu ma première mobylette, j’allais voir le Rouergue sur la spéciale du Pas qui n’était pas loin de chez moi puisqu’à l’époque j’habitais Balsac. Pendant les reconnaissances, avec les copains, ont été dans les épingles pour les voir passer. (à l’époque les reconnaissances se faisaient encore avec le véhicule de course, NDLR). Puis quand nous avons eu le permis, nous avons suivi tous les rallyes de la région." Frédéric, alias Freddy, aurait bien aimé se lancer dans le grand bain. Mais il fallait travailler. Et puis Michel, le papa qui avait longtemps écumé l’asphalte au volant de sa Rallye 3 jaune n’était pas très chaud… " Aussi paradoxal que celui puisse paraître, mon père n’a jamais vraiment été ok pour que je fasse du rallye." Les années ont passé. Multipliant les activités professionnelles, restauration, DJ… Freddy reste toujours passionné mais n’a pas le temps de s’adonner à sa passion. En 2012, une opportunité lui permet de s’installer à son compte.

Le 12 du Longchamp, un restau où l’on "mange rallye"

"J’ai repris le Longchamp à Sébazac ", explique-t-il. Une enseigne qui devint alors le 12 du Longchamp et qui annonce la couleur puisque son logo reprend la forme d’une plaque de rallye. Ayant déjà fait des animations sur les rallyes, que ce soit le challenge des épingles à Marcillac ou les célèbres épingles de Moyrazès, Bonnet connaît bien le milieu et se forge rapidement une clientèle de passionnés. "De fil en aiguille, j’ai commencé à être partenaires pour les copains qui mettaient mon logo sur leur voiture. C’était un moyen dérivé de participer, car je n’en avais pas le temps." Au fil des années, le restaurant sébazacois devient le rendez-vous des passionnés de rallyes. Les murs se remplissent de photo souvenirs. Un emplacement est même réservé aux licences que les pilotes et copilotes viennent coller en fin de saison. Dans un coin de la salle, trône un capot de voiture de rallye et un casque lui fait face dans le coin opposé. Quelques jours avant le Rouergue, un grand repas est organisé et attire de plus en de plus de monde. Si on y croise bien entendu les Régionaux, des pilotes comme Cédric Robert, Manu Guigou ou même le tout récent champion de France Yohan Rossel apprécient le lieu. Un lieu où, une fois la ligne d’arrivée franchie, on vient pour refaire la course et disserter sur les secondes perdues ou gagnées. Dans ces moments-là, l’ambiance est telle que l’on a l’impression d’avoir fait un bon de plus de 40 ans en arrière pour se retrouver à Villecomtal chez Maryse et Jean-Louis Picou, les propriétaires de l’auberge éponyme, qui fut durant de nombreuses années un lieu de rendez-vous incontournable du gratin rallystique français lorsque la petite cité et son rougier étaient le centre névralgique du Rouergue.

Mais pour Freddy Bonnet qui partage sa passion avec tous, il reste encore une marche à franchir, celle de participer. C’est chose faite l’année de ses 30 ans où il copilote un ami, Théo Rascalou. "Autant dire que comme je suis un grand stressé, j’étais blanc comme un linge au départ, se souvient-il. Mais je me suis tellement éclaté que je me suis dit il fallait continuer." C’est ainsi qu’il participe à quelques rallyes en tant que copilote. "Dès que j’en ai le temps." Mais, comme beaucoup d’Aveyronnais, il rêve de “faire” le Rouergue.

Du rêve à la réalité

Un rêve qui se réalise en 2016 où il prend le départ aux côtés de Lionel Puech sur une 306 groupe A. Une casse mécanique aurait alors pu stopper l’équipage. "Avec des copains, nous avons passé la nuit à travailler sur la voiture et au petit matin, nous avons pu repartir en super rallye, passer les épingles de Moy’et franchir la ligne d’arrivée. L’émotion était telle que j’en ai pleuré comme un gosse."

Le duo remet le couvert en 2017 mais le truculent Freddy a déjà la tête ailleurs. Il a envie de passer derrière le volant. Il met toute son ardeur à boucler un budget et, en 2018, il loue une 106 F2013. "C’était vraiment le rêve ultime, piloter sur le Rouergue. Quel pied d’être à l’arrivée et d’être interviewé sur la ligne par Philippe Soing le célèbre speaker." Mais, le pilotage, c’est comme la potion magique, difficile de s’en passer quand on y a goûté. Aussi cette saison, on a retrouvé Freddy Bonnet au volant d’une Saxo T4 à Saint-Geniez et d’une 208 R2 sur le Rouergue. Une 208 aux couleurs des Simpsons qui ne passa pas inaperçue.

En 2020, le Sébazacois d’adoption espère faire deux rallyes volant en main et trois ou quatre en copilote. "Cela dépendra du temps que j’aurais." Et du temps, il lui en faut car entre ses activités professionnelles, le rallye, mais également une passion pour le trail, Freddy Bonnet, qui s’est déjà aligné sur les 105 km de la Trans Aubrac, n’a pas une seconde de libre. "Je suis comme ça, il faut que je bouge."

JDM
Voir les commentaires
L'immobilier à Sébazac-Concourès

159000 €

RARE SEBAZAC - Maison mitoyenne de type 3 d'une superficie de 81m², édifiée[...]

240000 €

Charmante maison, d'environ 92 m² habitable, dans un environnement calme. E[...]

285000 €

Située dans un secteur calme et hors lotissement à quelques minutes seuleme[...]

Toutes les annonces immobilières de Sébazac-Concourès
Réagir