Cassagnes-Bégonhès : deux ans de prison requis contre le conducteur responsable d'un accident mortel

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  • Les faits jugés avaient eu lieu en mai 2011, à Cassagnes-Bégonhès.
    Les faits jugés avaient eu lieu en mai 2011, à Cassagnes-Bégonhès. JAT
Publié le , mis à jour

Le responsable d'un accident mortel qui avait eu lieu en mai 2011 à Cassagnes-Bégonhès était jugé ce mercredi 27 novembre devant le tribunal correctionnel de Rodez.

L'accident avait été d'une violence rare. Le 24 mai 2011, à Cassagnes-Bégonhès sur la RD 902, un conducteur portugais perdait le contrôle de son véhicule, un poids lourd chargé de paille. Sauf que ce jour-là, sur l'autre voie de circulation, un autre camion arrive en face. Son chauffeur sera tué sur le coup. 

Présenté devant le tribunal correctionnel, ce mercredi 27 novembre, le chauffeur portugais comparaissait pour homicide involontaire. Dans la salle d'audience, de nombreux proches de la victime étaient présents. L'émotion, plus de huit ans après les faits, était toujours intacte.

Les juges ont tenté de rafraîchir la mémoire du prévenu, âgé de 64 ans et très handicapé à la suite de l’accident. S’il n'a aucun souvenir des faits, il explique avoir été chargé de transporter de la paille depuis l'Espagne. Au cours de leur enquête, les gendarmes ont indiqué les deux pneus du véhicule, sur le même essieu, n'étaient pas identiques. Enfin, ils ont relevé une vitesse excessive : un peu moins de 90 km/h sur une portion limitée à 80 km/h. 

Puis, selon plusieurs témoins de l'accident, le chauffeur portugais a perdu le contrôle de son véhicule et sa remorque " a fait des embardées à droite et à gauche, des deux côtés de la route, pour terminer en équerre sur la gauche de la chaussée ", ne laissant aucune chance au conducteur qui arrivait en face. 

Pour Me François-Xavier Berger, représentant la famille de la victime, " ce qui devait arriver, arriva. Parfois, lors d'accident mortel, on peut dire qu'il s'agit du hasard, poursuit-il. Là, ce n'est pas le cas. " 

De son côté, le procureur de la République, Olivier Naboulet, évoque " le défaut de maîtrise du conducteur de son véhicule. L'expert psychiatrique dit qu'il n'est pas accessible à une sanction pénale. Je pense le contraire ". Et le magistrat de requérir deux ans de prison et une annulation de son permis de conduire pour cinq ans. 

Le jugement sera rendu le 8 janvier prochain. 

Centre Presse Aveyron
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