à l’urbaniste

  • Jean-Louis Marc dessine sur des cartons d’emballage.
    Jean-Louis Marc dessine sur des cartons d’emballage.
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Art et métiers d’art était dédié au papier sous toutes ses formes. Rencontre avec Jean-Louis Marc, architecte passionné par le ré-emploi

Des livres remodelés qui remontent à l’essence de la matière de Mathilde Poulanges aux livres d’artiste de Sophie Vigneau à manipuler avec des gants en raison de leur préciosité, en passant par les boucles d’oreilles, etc., le salon Art et métiers d’art, les 29 novembre et 1er décembre, mettait le papier à l’honneur. Sous toutes ses formes.

Sur un stand, des dessins semblent avoir été tracés à la hâte, comme on l’aurait fait sur un coin de nappe, dans un bistrot. Mais les croquis de Jean-Louis Marc, architecte urbaniste, s’ils sont spontanés, sont aussi tout à fait réfléchis. Et ils ont été dessinés sur des boîtes d’emballage réutilisées sur leur envers. Cette idée est née un jour dans un train alors que Jean-Louis Marc souhaitait fixer la première esquisse d’un projet et qu’il avait seulement une boîte de biscuits sous la main. Parce qu’elle reflète sa façon de concevoir l’architecture, Jean-Louis Marc, l’a faite sienne. "Je dessine quotidiennement des projets d’architecture imaginaires. Il n’y a pas de règles à respecter et ces dessins me servent de défouloir. En même temps, ils peuvent être à l’origine de vraies idées pour de vrais projets."

Réutiliser l’existant

Minutieux, plein de détails et perspectives, ces dessins au stylo-bille valent le coup d’être fixés quelques instants " pour trouver le moyen d’y rentrer ", selon leur auteur. Sur l’un d’eux, Jean-Louis Marc investit un ancien tunnel abandonné. Sur un autre, il a imaginé une ville suspendue entre deux falaises tandis que plusieurs croquis sont dignes d’un ouvrage de science-fiction. " Je m’intéresse aux endroits laissés à l’abandon, explique l’architecte. Et j’essaye d’imaginer une architecture du futur. Il devient scandaleux d’accroître les surfaces dédiées à l’urbanisme au détriment des terres agricoles. Il existe des zones commerciales abandonnées. Nous devons les réhabiliter. Oui, il est possible de construire sur les parkings des grandes surfaces ! Comme de mélanger zone commerciale, lieux de vie. L’étalement urbain est devenu un luxe qu’on ne peut plus se payer. "

marie-pascale vincent
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