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Folle journée à l’hôpital de Rodez après une alerte pour "intrusion armée"

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  • Vingt policiers et 23 gendarmes ont pris possession des lieux quelques minutes après l’alerte.
    Vingt policiers et 23 gendarmes ont pris possession des lieux quelques minutes après l’alerte. Photos José A. Torres / / Photos José A. Torres
  • Vingt policiers et 23 gendarmes ont pris possession des lieux quelques minutes après l’alerte.
    Vingt policiers et 23 gendarmes ont pris possession des lieux quelques minutes après l’alerte. Photos José A. Torres / / Photos José A. Torres
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    Vingt policiers et 23 gendarmes ont pris possession des lieux quelques minutes après l’alerte. Photos José A. Torres / / Photos José A. Torres
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    Vingt policiers et 23 gendarmes ont pris possession des lieux quelques minutes après l’alerte. Photos José A. Torres / / Photos José A. Torres
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Couteau… ou simple trousseau de clés ? Le flou régnait encore, lundi soir, après l’intrusion le matin d’un homme décrit comme "armé d’un couteau" au sein de l’hôpital. "Peut-être beaucoup de bruit pour rien, mais cela permet de prouver que le dispositif est opérationnel", soulignera un membre des forces de l’ordre.

À circonstances exceptionnelles, dispositif exceptionnel !". Près de cinq heures durant, les policiers en poste à l’entrée principale de l’hôpital Jacques-Puel de Rodez ont, inlassablement, répété cette même phrase aux usagers et visiteurs pour expliquer la restriction de l’accès au site.

Le coup d’envoi de cette matinée de folie a été donné lundi matin à 8 h 30, lorsque la présence d’un "individu porteur d’un couteau" est signalée par deux professionnels de santé. "Les services de police ont été immédiatement informés et se sont rendus sur les lieux. Nous avons procédé à une série de contrôles dans tout l’établissement, conduite avec l’appui de 43 effectifs de la sécurité publique de l’Aveyron", expliquait peu après midi Pierre Bressolles, directeur des services du cabinet de la préfecture.

Vingt policiers (renforcés par la brigade anticriminalité) et 23 gendarmes (dont une équipe du Psig, le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) prennent quelques minutes plus tard possession des lieux.

Leur objectif : filtrer les accès (les visites ont été interdites, seules sont entrées les personnes pouvant prouver qu’elles avaient un rendez-vous médical) mais aussi de fouiller le bâtiment à la recherche de l’homme.

Recherches et confinement

Patients et personnels ont été confinés dans leurs services respectifs, le temps de la "fouille systématique des locaux", explique Pierre Bressolles.

Vers 10 h 20, gendarmes et policiers prennent précipitamment et parfois arme à la main la direction de l’IFMS (Institut de formation aux métiers de la santé), situé rue de Copenhague, en contrebas du parking. L’homme aurait été signalé dans ce secteur. Fausse alerte. Grâce aux caméras de surveillance, les forces de sécurité disposent à ce moment d’une photographie de l’individu, décrit par les deux personnes qui ont signalé sa présence comme "d’origine ouest-africaine".. Le dispositif revient sur ses pas pour reprendre position autour des entrées de l’hôpital, alors que le parking est fouillé de façon approfondie… et les entrées toujours filtrées, au grand regret des usagers ou personnes souhaitant rendre visite à un proche hospitalisé.

"Aucune infraction pénale relevée" pour le parquet

Aucune information ne filtrera jusqu’à midi et l’allocution conjointe de Pierre Bressolles et Vincent Prévoteau, directeur de l’hôpital. Ils évoqueront dans ce cadre " l’interpellation, dans un délai rapide" de deux personnes, selon le directeur de l’hôpital. Aucune précision cependant sur l’heure de ces " interpellations " qui n’ont généré aucun blessé. Les deux individus, ainsi que l’a indiqué Pierre Bressolles, "vont être entendus dans le cadre d’une enquête sous l’autorité de procureur de la République".

Un point de vue qui n’est pas partagé du côté du parquet, qui déclarait hier : "Aucune infraction pénale n’est relevée. Nous ne sommes saisis de rien".

Le commissariat évoquait, lui, la présence dans ses locaux des deux hommes "qui font l’objet de vérifications". Ce qui signifierait, en d’autres termes, qu’aucune enquête n’était ouverte à l’encontre des deux prévenus.

Deux personnes ont été interpellées et la police a fait des vérifications. Maintenant, c’est aux mains de la justice… De toute façon, les personnes restent présumées innocentes et je pense qu’elles le sont. Il vaut mieux prévenir que guérir et cela prouve que nul n’est à l’abri.
Catherine de la Robertie, préfète de l’Aveyron

Un couteau… ou bien un trousseau de clés ?

Au sujet du deuxième homme appréhendé, Pierre Bressolles expliquera : "Un signalement a été diffusé. Il peut y avoir plusieurs personnes qui y répondent". Faut-il comprendre que ce second homme a fait les frais de sa ressemblance physique avec le suspect recherché… sans pour autant avoir quelque chose à se reprocher ? Pas davantage d’explications.

L’homme était-il vraiment armé d’un couteau ? La question restait en suspens lundi soir, alors que plusieurs sources, requérant l’anonymat, ont évoqué une éventuelle erreur de la part des deux personnes, vraisemblablement bien intentionnées, ayant signalé cette intrusion. L’une d’entre elle évoquera, en guise de couteau… un trousseau de clé. Lors de son interpellation, selon ces mêmes sources, l’homme n’avait pas de couteau sur lui. Ce qui n’exclut pas qu’il ait pu s’en séparer précédemment. Une autre source avance que l’homme ferait même partie du personnel de l’hôpital. Autant d’hypothèses que la préfecture n’a souhaité ni infirmer ni confirmer hier soir.

Les services de sécurité à l’épreuve

La matinée de lundi aura au moins eu la vertu de démontrer la réactivité des services de sécurité, qui se sont déployés très rapidement et en masse autour du site. Policiers et gendarmes ont une nouvelle fois prouvé leurs aptitudes à travailler ensemble, avec certaines équipes "mixtes", composées de représentants des deux services.

"Peut-être beaucoup de bruit pour rien, mais cela permet de prouver que le dispositif est opérationnel", soulignera un membre des forces de l’ordre.

Xavier Buisson
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