Faits divers

Homme armé à l'hôpital de Rodez : ce que l'on sait

  • Si le dispositif a été levé à vers 14 heures, plusieurs questions restent en suspens.
    Si le dispositif a été levé à vers 14 heures, plusieurs questions restent en suspens. José A. Torrès / José A. Torrès
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Ce lundi 2 décembre vers 8h30, deux professionnels de santé de l'hôpital de Rodez signalent la présence, dans les locaux, d'un homme muni d'un couteau. Très rapidement, un vaste dispositif de sécurité est déployé autour et à l'intérieur du centre hospitalier. 

Confinement des patients et des personnels, filtrage strict à l'entrée et large dispositif de sécurité conjoint entre police et gendarmerie... la matinée a été des plus mouvementées au centre hospitalier Jacque-Puel de Rodez. Les derniers représentants des forces de l'ordre ont quitté les lieux peu après 14heures, alors que deux personnes étaient entre les mains de la police "pour vérifications". 

Quarante-trois policiers et gendarmes déployés 

Ce sont deux professionnels de santé qui ont repéré l'homme, vers 8h30, dans les locaux de l'hôpital. Il serait "de type africain" et porteur d'un couteau. Le commissariat de police de Rodez est immédiatement prévenu et déploie le dipositif prévu dans ce genre de situation. Dans les minutes qui suivent, l'ensemble des accès à l'hôpital est sous contrôle. Les policiers reçoivent le renfort de la brigade anticriminalité ainsi que des gendarmes, avec une équipe de quatre personnes du Peloton de surveillance et d'intervention (Psig) et un maître-chien. Au total, un effectif de 43 personnes en charge de filtrer les accès (les visites ont été interdites, seules sont rentrées les personnes pouvant prouver qu'elles avaient un rendez-vous) mais aussi de fouiller le bâtiment à la recherche de l'homme.

Fausse alerte à l'IFMS

Vers 10h20, gendarmes et policiers filent ventre à terre vers l'IFMS (Institut de formation aux métiers de la santé), situé rue de Copenhague, en contrebas du parking. L'homme aurait été signalé dans ce secteur. À tort. Les forces de sécurité disposent à ce moment d'une photographie de l'homme, capturée par les caméras de surveillance. Le dispositif revient sur ses pas pour reprendre position autour des entrées de l'hôpital, alors que le parking est fouillé de façon approfondie.

Deux hommes "interpellés"

Aucune information ne filtrera jusqu'à la conférence de presse tenue par Pierre Bressolles, directeur des services du cabinet de la préfecture, et le directeur de l'hôpital Vincent Prévoteau. Les deux hommes reviendront sur le déroulé des faits, louant la réactivité des professionnels de santé comme des forces de sécurité, et indiqueront que deux hommes ont été "interpellés" et ce "au cours de la matinée", sans davantage de précision. "Il n’y a eu aucun blessé pendant l’intervention qui s’est déroulée dans le calme", affirme de son côté la préfecture.

Le commissariat évoque lui la présence des deux hommes "qui font l'objet de vérifications". Le parquet indique lui "n'être saisi de rien", "aucune infraction pénale n'ayant été relevée". Un élément nouveau qui pourrait accréditer la thèse de la fausse alerte.

Reste désormais plusieurs questions en suspens : pourquoi deux personnes sont entendues par la police alors qu'une seule a été signalée ? L'homme était-il réellement en possession d'un couteau... ou les témoins pourraient-ils s'être trompés ? Certaines sources hospitalières affirment que l'homme serait lui-même un employé de l'hôpital... qu'en est-il réellement ? 

Xavier Buisson - Philippe Henry
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