Environnement

L’Aveyron soigne ses ressources en eau

Abonnés
  • Annie Cazard, Jean-François Galliard et Aline Comeau paraphent le nouveau contrat.
    Annie Cazard, Jean-François Galliard et Aline Comeau paraphent le nouveau contrat.
Publié le / Modifié le S'abonner

L’Agence de l’eau Adour-Garonne et le conseil départemental vont mobiliser leurs moyens pour améliorer la qualité de l’eau et gérer les ressources.

En 2050, le déficit en eau en Adour-Garonne pourrait atteindre 50 % des prélèvements actuels, prévient Aline Comeau, directrice adjointe de l’Agence de l’eau Adour-Garonne. Nos rivières pourraient subir de gros à sec en été. Il faut s’y attendre. Et si l’on ne fait rien, certaines de nos activités pourraient être menacées", enfonce la responsable venue hier à Rodez pour signer le nouveau contrat de progrès entre l’agence qu’elle représente, le conseil départemental et son organe Aveyron Ingénierie. "Je ne veux pas de guerre de l’eau, tempère le président du conseil départemental, Jean-François Galliard. Pour l’éviter, nous devons anticiper et nous préparer au mieux. Cela passe par une gestion rigoureuse de la ressource. Aussi bien quantitative que qualitative. Sur le terrain, il est impératif que les collectivités prennent aussi conscience des enjeux", poursuit le président Galliard. À ce titre, le Département via Aveyron Ingénierie apporte appui technique et expertise (stations d’épuration, réseaux gestion des milieux aquatiques) aux collectivités.

Des cours d’eau en bon état

"Douze personnes y travaillent au quotidien. Cette année, nous avons investi 540 000 € pour aider les collectivités à s’équiper, ainsi que plus de 70 000 € dans le programme rivières", précise le président. Un travail qui porte ses fruits puisque 60 % des cours d’eau aveyronnais sont en bon état, alors que la moyenne nationale est de 50 %. "Il y a 10 ans, l’Aveyron était aussi dans la moyenne, rappelle Aline Comeau. Il faut donc continuer à mobiliser tous les leviers pour progresser encore."

40 points noirs à traiter

Pour ce faire, 40 points noirs ont déjà été identifiés sur le département. Dans des petites communes essentiellement sur lesquelles il faut réaliser ou réhabiliter des stations d’épuration, quand ce n’est pas tout le réseau d’assainissement qu’il faut mettre en place. "À travers la signature de ce Contrat de progrès 2019-2024, nous allons œuvrer de concert pour traiter ces points noirs en mobilisant les moyens techniques et les financements nécessaires", ajoute la directrice adjointe de l’agence de l’eau. Pour mémoire, l’Agence de l’eau va mobiliser une enveloppe de 250 M€ par an pour intervenir sur tout le bassin-versant dans le cadre du 11e programme 2019 - 2024.

En plus de lutter contre les pollutions ponctuelles et diffuses qu’elles soient dans le domaine de l’assainissement domestique, la gestion des eaux pluviales, ou d’origines agricoles, ce contrat prévoit aussi de travailler à la protection des ressources alimentant les captages d’eau potable afin d’améliorer la qualité de l’eau distribuée.

Retrouver un bassin-versant le plus naturel possible

Dans le domaine de la gestion de la ressource en eau, la priorité porte sur la restauration des équilibres quantitatifs dans les bassins déficitaires, en particulier sur le bassin Tarn-Aveyron.
Le conseil départemental et Aveyron Ingénierie s’engagent à y faciliter la mise en place d’une gouvernance interdépartementale afin d’optimiser les ressources existantes. Un volet du contrat est également dédié à la restauration et la gestion des milieux, ainsi que celles concernant les habitats et écosystèmes aquatiques.
« L’objectif est de travailler pour retrouver un bassin-versant le plus naturel possible, résume la directrice de l’Agence de l’eau. Pour y parvenir il faudra développer un panel de solutions fondées sur la nature ».
L’agence de l’eau soutient notamment les systèmes de productions respectueux de la ressource en eau et notamment les filières à bas niveau d’intrants et la conversion à l’agriculture bio. « Mais les villes ont également leur chemin à faire en arrêtant, par exemple, d’artificialiser les sols. Comme on le voit, il n’y a pas de solution unique. Le plus difficile, c’est de parvenir à mettre tout le monde d’accord. Avec le conseil départemental, c’est fait », conclut Aline Comeau en paraphant le nouveau contrat de progrès.

 

Repères

Pour 100 € de redevance perçus par l’Agence de l’eau sont répartis comme suit :
0,10 € Redevance pollution élevage.
2,40 € Redevance pollution payée par industriels et activités économiques.
8 € Redevance pollution diffuse (phytosanitaire).
68,90 € Redevance pollution domestique.
12,80 € Redevance prélèvement sur la ressource payée par les collectivités.
0,60 € Redevance protection des milieux aquatiques (pêche).
7,20 € Redevance prélèvement sur la ressource payée par les activités économiques (agriculture, hydroélectricité, industrie).
 

Rachid Benarab
Voir les commentaires
L'immobilier à Rodez

219 €

APPARTEMENT EN BON ETAT AVEC COIN-CUISINE EQUIPEE SECTEUR CENTRE VILLE PROC[...]

441 €

LOCATION APPARTEMENT RODEZ SANS FRAIS D AGENCE- 2 Pièces entièrement rénové[...]

297.68 €

Studio meublé à proximité du centre ville, des commerces, des bus, du Lycée[...]

Toutes les annonces immobilières de Rodez
Réagir