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Catherine Painvin quitte le plateau de l’Aubrac

  • Catherine Painvin, à droite, ici avec Marie-Claude David, sa voisine de la Dômerie à qui elle réalisait sa décoration de Noël.
    Catherine Painvin, à droite, ici avec Marie-Claude David, sa voisine de la Dômerie à qui elle réalisait sa décoration de Noël. Centre Presse / Olivier Courtil / Centre Presse
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La fondatrice de Tartine et Chocolat a vendu le Comptoir de l’Aubrac pour travailler avec son fils dans le Perche.
 

Une vie et cinq minutes". Tel est le titre de l’ouvrage biographique qu’avait fait paraître Catherine Painvin au printemps 2015. Moins d’une vie mais plus de cinq minutes, vingt ans exactement, voilà le temps qu’aura passé la créatrice de "Tartine et Chocolat" au hameau d’Aubrac. Un plateau qu’elle a choyé, où elle a reçu dans ses chambres d’hôtes du Comptoir de l’Aubrac bon nombre de personnalités. Comme cette photo dans son ouvrage où on aperçoit la créatrice de mode avec Johnny Depp. Mais aussi les vraies gens. " Quand je suis arrivée à Aubrac il n’y avait qu’Adrienne, Marie-Claude et moi. J’ai rencontré à Aubrac les humains, j’étais emprise avec les gens recevant plus de 2 500 lettres sans compter les e-mails depuis dix ans. J’aime la vie et j’ai partagé ", confie-t-elle. Une page se tourne.

Légion d’honneur et maladie

Ce départ de l’Aubrac s’est effectué en douceur. Petit à petit. Comme un retrait, un ermitage. Catherine Painvin avait vendu la déco de son bien en 2013, et la même année l’établissement dénommé "L’annexe" en face du Comptoir. Une année faste pourtant puisque la créatrice de mode obtient la promotion du travail au grade d’officier de la Légion d’honneur.

En 2014, un panneau portant l’inscription "Peut-être à vendre" alimente les rumeurs de départ.

Sa profession passion l’a amenée à décorer à chaque Noël, par plaisir, la maison de sa voisine, Marie-Claude David à la Dômerie de l’Aubrac. Son dernier défi, fin 2016, devait consister à décorer les chambres du projet d’hôtel luxueux en lieu et place de l’ancien palais épiscopal.

Un projet avorté pour les raisons que l’on sait… Elle quitte finalement l’Aubrac après avoir vendu le Comptoir à Thibault Massei en provenance de Lyon.

Dans son ouvrage, elle raconte avoir acheté une concession au cimetière d’Aubrac pour 1 270 francs en 1997. " C’est cet achat qui allait me donner une respectabilité dans ce pays où il faut au moins quatre générations pour se faire accepter ". Et d’ajouter : " Plus je marchais, plus je m’apaisais à la seule idée du repos éternel ".

D’autant qu’en 2000, elle est atteinte du cancer de la peau. Outre l’austérité et le froid de l’Aubrac, ses soucis financiers,

Catherine Painvin aura aussi vaincu la maladie. Et à défaut du repos éternel en Aveyron, c’est dans son lieu de naissance, à Céton, en Basse-Normandie, se rapprochant de son fils Guillaume pour travailler au sein des chambres d’hôtes "The Good house" et de vivre à l’âge de 72 ans, encore de longues minutes de vie.

Olivier Courtil
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