L’entreprise Jinjiang Sam placée en redressement judiciaire

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  • Situation plus que délicate pour Jinjiang Sam.
    Situation plus que délicate pour Jinjiang Sam. DDM - B.H. Saint-Paul
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Comme prévu, la principale entreprise du Bassin de Decazeville a été placée en redressement judiciaire mardi par le tribunal de commerce de Toulouse.

Sans surprise hélas. Le premier employeur du Bassin de Decazeville (400 salariés), dont le principal client est le constructeur automobile Renault, pour lequel Jinjiang Sam fabrique notamment des carters, est placé en redressement judiciaire.

Le tribunal de commerce a nommé deux administrateurs judiciaires : M. Fourquié à Toulouse et M. Blanc à Montpellier. Deux mandataires judiciaires ont également été nommés pour les assister : Mme Anizet (Benoit et associés, de Toulouse) et M. Brenac (Egide, de Saint-Gaudens). Une première période d’observation est maintenant ouverte, afin de voir comment la situation peut être redressée.

Sollicités, le président de Jinjiang Sam, l’avocat de la direction générale, les maires de Decazeville et de Viviez, ne nous ont pas encore répondu.

Joint au téléphone, Jean-Louis Chauzy, président du Ceser (Conseil économique social environnemental régional) d’Occitanie estime pour sa part : " La seule stratégie crédible et pérenne est de mobiliser les acteurs de la filière fonderie, l’état et la région pour une solution industrielle crédible et pérenne partagée avec Bercy, la Région et le constructeur, pour conforter les commandes dans le calendrier, en accompagnant par des moyens financiers afin d’investir dans le parc machines. "

Une AG ce mercredi

Ghislaine Gistau et Sébastien Lallier, représentants du personnel de Jinjiang SAM, restent prudents. Estimant que le niveau 2 du redressement judiciaire retenu par le tribunal de commerce "n’est pas satisfaisant", ils indiquent qu’ils vont étudier de près le jugement, et informer le personnel lors d’assemblées générales ce mercredi, et voir les suites à donner.

Pour Christian Tieulié, conseiller départemental Lot-et-Dourdou, "à la lumière des décisions prises par le tribunal, il est urgent de trouver une véritable solution industrielle pour la SAM ; qui doit passer impérativement par un opérateur qui maîtrise la filière automobile et capable de faire devenir SAM un véritable partenaire de cette filière ".

" Si la reprise de l’entreprise en 2017 ouvrait des perspectives pour le devenir du site, force est de constater que les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous, a réagi la présidente de Région, Carole Delga. Aujourd’hui, de nombreux emplois sont potentiellement menacés, nous devons nous mobiliser collectivement pour sauver ce fleuron industriel du bassin de Decazeville. "

Et d’ajouter : " Je suis convaincue qu’il y a un avenir industriel dans nos territoires. À Rodez avec Bosch, à Marcillac-Vallon avec Sogefi ou sur le bassin de Decazeville avec Sam, nous avons les savoir-faire pour engager la diversification vers l’industrie du futur et accompagner la transition industrielle de nos territoires. Mais les dirigeants de ces entreprises doivent agir avec responsabilité et dans le respect des aides publiques accordées ".

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