Equipement : 12 M€ pour une nouvelle unité de production d’eau potable

  • La nouvelle usine devrait être implantée à proximité immédiate du lac de Castelnau-de-Mandailles, d’où l’eau serait extraite avant d’être traitée et distribuée.
    La nouvelle usine devrait être implantée à proximité immédiate du lac de Castelnau-de-Mandailles, d’où l’eau serait extraite avant d’être traitée et distribuée. JAT / JAT
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Le syndicat des eaux de Montbazens-Rignac porte ce projet situé à Lassouts, qui visera à améliorer l’existant et à anticiper certaines évolutions énvironnementales et de consommation.

Dans l’objectif de conforter, de diversifier et de sécuriser la ressource en eau depuis la rivière Lot et son acheminement vers les usagers, le syndicat mixte Montbazens Rignac porte le projet de construction d’une nouvelle et imposante unité de production d’eau potable en Aveyron (captage et traitement).

Ce projet, qui reste encore à finaliser sur les questions du financement notamment (Agence de l’eau, fonds propres…), devrait se matérialiser à l’horizon 2022, sur le territoire de la commune de Lassouts. La nouvelle usine devrait être implantée à proximité immédiate du lac de Castelnau-de-Mandailles, d’où l’eau serait extraite avant d’être traitée et distribuée. La présence toute proche d’un imposant réservoir de stockage, d’une capacité de 10 000 m3, a également pesé dans le choix de ce site.

"Les besoins en eau et les habitudes ont évolué"

Si les appels d’offres ne sont pas encore lancés, les protagonistes de la démarche espèrent voir les travaux débuter, au plus tard, à l’automne 2020. Le coût évoqué de cet équipement structurant atteint les 12 M€, qui comprend la construction de la nouvelle unité de production, mais aussi la réalisation d’environ 6 km de réseaux pour le prélèvement et la distribution de l’eau vers les points de stockage.

La concrétisation de ce projet particulièrement lourd, techniquement et financièrement parlant, n’aura pas pour objet de venir remplacer l’existant. Comme l’indiquent les services du syndicat mixte, il va plutôt s’agir de venir en complément des infrastructures actuelles, entre autres l’usine d’eau de Salgues, à Condom-d’Aubrac.

Ces mêmes services expliquent que " les aménagements envisagés sont liés à des besoins en eau qui ont évolué avec les évolutions des habitudes des particuliers et des entreprises. Aujourd’hui, même si l’on parvient à assurer la demande, on se retrouve parfois en situation de tension, notamment en été. On se retrouve également en face de nouvelles contraintes environnementales, dictées par les Pouvoirs publics ou, plus simplement, par la nature, avec des périodes de chaleurs plus importantes. Si on ne fait rien aujourd’hui pour gérer tous ces changements, l’avenir pourrait être compliqué. "

Aucun impact financier sur le consommateur

D’où la construction programmée de cette nouvelle unité de production, dont la mise en service bénéficiera aux 65 communes et aux deux communautés de communes aveyronnaises adhérentes au syndicat (de Golinhac à Luc-Primaube sur un axe nord-sud et de Villeneuve à Cruéjouls sur un axe est-ouest).

D’un point de vue strictement administratif, une troisième intercommunalité va rejoindre sous peu le dispositif, sachant que Rodez Agglomération va, au 1er janvier 2020, prendre la compétence de l’eau en lieu et place de la ville de Rodez (directives de la loi NOTR­e). À noter que, pour l’heure, aucun élargissement de l’actuel périmètre d’intervention n’est d’actualité au sein du syndicat Montbazens-Rignac. On soulignera par ailleurs que, malgré le coût très important des travaux à venir, il n’y aura, à terme, aucun impact sur le prix de l’eau pour le consommateur. " Le prix de l’eau est maîtrisé et il restera maîtrisé ", affirment ainsi les services du syndicat.

Enfin, le fonctionnement du nouvel équipement devrait générer a minima la création de trois équivalents temps plein, sans parler bien sûr du travail fourni aux entreprises intervenantes durant les deux ans que durera cet imposant chantier.

Rapide état des lieux en Aveyron

En Aveyron, comme quasiment partout ailleurs en France, du captage à l’ouverture du robinet, l’eau potable suit un chemin parfois tortueux.
Dans le département, chaque année, ce sont environ 22 millions de m3 d’eau potable qui sont consommés. De l’eau en provenance de l’Aubrac et/ou des lacs du Lévezou majoritairement. On recense dans ce cadre plus de 300 points de captage sur l’ensemble du territoire aveyronnais, dont 93 % sont souterrains (sources, puits, forages…) et 7 % sont issus des eaux dites superficielles (rivières et barrages).
Pour assurer la distribution de cette eau potable, il existe vingt syndicats, dont les deux poids lourds que sont les SMAEP de Montbazens-Rignac et Lévezou Ségala. Une soixantaine de communes parviennent encore à gérer elles-mêmes leur territoire.
Cela étant, les syndicats coordonnent les différentes étapes de la gestion de l’eau potable, que l’on parle de captage, de traitement et de distribution. Des opérations souvent lourdes d’un point de vue technique, qui sont de ce fait déléguées le plus souvent à des sociétés privées spécialisées. Pour autant, certains opérateurs du département continuent à fonctionner en régie.
 

François Cayla
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