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Le maquillage, un nid à superbactéries

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    Le maquillage, un nid à superbactéries
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Une fois maquillée, lavez soigneusement vos pinceaux. Et n’oubliez surtout pas vos éponges ! Une étude britannique vient en effet de révéler que ces produits sont les plus susceptibles d’être contaminés par l’E.coli ou le staphylocoque. Des superbactéries, potentiellement mortelles. 

Vous ne regarderez plus jamais votre gloss, votre rouge à lèvres, votre mascara, votre eye-liner ou encore votre éponge à maquillage comme avant. Selon les chercheurs de l’université d’Aston (Birmingham), 9 produits cosmétiques sur 10 sont contaminés, après ouverture, par des superbactéries parfois très dangereuses comme l’E.coli ou le staphylocoque.

En cause ? L’absence de nettoyage de ces produits et le dépassement de leur date de péremption, d’après les chercheurs britanniques, qui ont testé 467 produits cosmétiques *. Les éponges à maquillage sont les plus susceptibles de renfermer ces superbactéries : 93% n’ont jamais été nettoyées alors que les deux tiers (64%) sont tombées au moins une fois sur le sol pendant leur durée d’utilisation. Et lorsqu’elles sont nettoyées, ces éponges en forme d’œuf ou de champignon ne sont pas séchées. Or, l’humidité favorise la prolifération des bactéries nocives.

De l’infection cutanée à l’empoisonnement du sang

Parmi les maladies que peuvent provoquer des produits mal ou pas nettoyés, ou dont la date de péremption est dépassée : des infections cutanées bien sûr, mais aussi des empoisonnements du sang dans les cas les plus extrêmes, lorsque ces produits contaminés sont utilisés à proximité de la bouche, des yeux, d’écorchures ou de coupures. Les utilisateurs les plus à risques sont les personnes immunodéprimées.

Conclusion, pour les auteurs de l’étude : les fabricants de produits cosmétiques et les organismes de réglementation doivent davantage communiquer auprès des consommateurs concernant l’entretien de leurs produits cosmétiques. Et afficher de manière plus explicite leurs dates de péremption.

*Etude publiée par le Journal of Applied Microbiology

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