Politique

Le comité local en ordre de bataille

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  • Marie Lachand, Anne Blanc, Jean-François Rousset, Antony Da Silva et François Arvor./Photo MCB
    Marie Lachand, Anne Blanc, Jean-François Rousset, Antony Da Silva et François Arvor./Photo MCB
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Pour autant, pour les municipales, le mouvement ne peut localement espérer que servir de force d’appoint.

La République En Marche (LREM) compte actuellement 11 comités en Aveyron, forts de 900 adhérents. Parmi eux, celui du Bassin decazevillois et Capdenac, qui s’est structuré officiellement après les élections législatives, dénombre 43 adhérents et de nombreux sympathisants engagés. Il est animé par deux personnes aux profils très différents, mais complémentaires.

Des Marcheurs en appui

Marie Lachand, d’Aubin, 70 ans, retraitée de l’enseignement, mais ayant aussi exercé des responsabilités dans l’hôtellerie et la culture, a adhéré à LREM avant l’élection présidentielle car " le discours d’Emmanuel Macron était un copié collé de ce que je pensais. C’est-à-dire faire de la politique d’une autre manière, avec davantage de débats d’idées, en laissant une large place aux femmes et en replaçant le citoyen au cœur de la politique ". C’est précisément ce point qui a séduit Antony Da Silva, jeune boulanger de 23 ans, dont c’est le premier engagement politique même s’il avait soutenu auparavant Manuel Valls. " Je suis en accord avec la politique progressiste d’Emmanuel Macron, contre les clivages et contre le populisme ". Au-dessus de ces responsables de comités on trouve le référent départemental d’En Marche, Jean-François Rousset, ancien chirurgien de 67 ans, élu du Sud Aveyron, qui a succédé en septembre dernier à Thomas Mogharei, après avoir logiquement gravi tous les échelons locaux. Et ce dernier rappelle fort justement que " LREM n’est pas un parti mais un mouvement géré comme une association loi 1901 auquel on peut adhérer à des niveaux différents ". Si ce dernier avoue qu’il aurait aimé que LREM conduise une liste pour les prochaines municipales dans le Bassin, " on n’y est pas suffisamment nombreux mais, en revanche, nous sommes prêts à travailler et à participer à toutes les listes ouvertes et progressives. Donc chaque fois que c’est possible, on proposera des Marcheurs ". Et la députée Anne Blanc d’enchaîner : " Tous les maires se représentent sur ce secteur. Ça coupe d’ailleurs l’herbe sous les pieds à tous ceux qui disent que les maires en ont ras le bol. On n’est pas là pour s’imposer quand des municipalités fonctionnent bien. On sait que compte tenu de la jeunesse du mouvement on peut plutôt intervenir en soutien ou en appui à des candidats, intégrer des listes existantes, dans un état d’esprit d’ouverture à l’exclusion des lignes rouges que sont les extrêmes ". " On n’est pas dans le dégagisme, on est assez pragmatique, on est là pour enrichir, sans agressivité, avec humilité ", reprend Jean-François Rousset. " Il ne faut pas regarder l’étiquette politique mais la plus value que la personne apporte ", ajoute Anne Blanc qui se félicite qu’un décret de loi soit passé afin que les communes de moins de 9 000 habitants (80 % des villes françaises) ne soient justement plus étiquetées par les services des préfectures pour les scrutins à venir " ce qui biaisait les statistiques ". Et la députée de rappeler que dans cette période de recomposition du système politique, la méthode de LREM pour s’engager auprès des candidats va de l’investiture au soutien officieux en passant par un soutien plus effectif. Tout est dans la nuance…

GDM
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