La petite école d’Alrance a un nom !

  • Le maire et les enseignantes découvrent la plaque qui porte le nom de l’école.
    Le maire et les enseignantes découvrent la plaque qui porte le nom de l’école.
  • Tous les écoliers et leurs parents étaient présents pour ce baptême exceptionnel
    Tous les écoliers et leurs parents étaient présents pour ce baptême exceptionnel
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L’école publique a été baptisée.

C’est sur la proposition des enseignantes que l’idée de donner enfin un nom à l’école a été lancée en début d’année. Les enfants se sont penchés sur la question et au bout de leur réflexion, ils ont remis une liste de noms au conseil municipal qui a délibéré en deux tours de scrutin pour le titre "Ecole des Pierres Brunes", puisqu’elle est située au pied du promontoire de la Tour de Peyrebrune.

Le jour du baptême, devant les enfants, les enseignantes et les parents d’élèves, Jean-Pierre Drulhe, maire, a raconté la conception de l’école, puisée dans les archives municipales :

"C’est le 24 janvier 1910 que Monsieur le Ministre de l’Instruction publique a approuvé le projet de construction d’un groupe scolaire à Alrance et a alloué à cette commune une subvention de 12 285 francs. Le montant du projet s’élève à 32 000 francs. Il reste donc à la charge de la commune 19 715 francs votés à l’unanimité des membres présents.

Les travaux ont débuté en 1911 pour accueillir les premiers élèves à l’aube de la Première Guerre mondiale. Deux tilleuls et trois marronniers ont été plantés dont un s’élève encore au fond de la cour. Dans le milieu des années 50, les élèves d’Alrance pouvaient rester dans leur école jusqu’à l’obtention du certificat d’études.

À la fin des années 60, l’école accueillait plus de 70 élèves, sans compter une trentaine à l’école de la Capelle. Petit à petit, les effectifs ont diminué et l’école de la Capelle a fermé, seulement une petite quinzaine d’élèves était alors regroupée sur le bourg en classe unique jusque dans les années 2000".

Le maire ajoutait que l’attrait de la douceur de vivre dans nos campagnes en ce début de millénaire a redonné vie à l’école et qu’en 2016 un deuxième poste d’enseignant a dû être créé pour éduquer une trentaine d’élèves. Il rappelait à tous qu’on ne doit jamais oublier ses racines ni l’école de son enfance, " car pour savoir où l’on va, il faut d’abord savoir d’où l’on vient ".

Nul doute que de nombreuses générations de petits Alrançais continueront d’user leurs pantalons sur les bancs de l’école des Pierres Brunes.

CORRESPONDANT
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