D'Espalion à Decazeville, en passant par Onet, les points chauds du département

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Après Rodez, Millau et Villefranche-de-Rouergue, nous poursuivons notre tour d’horizon politique dans quelques autres communes aveyronnaises d’importance.
 

Les élections municipales des 15 et 22 mars 2020 vont occuper une bonne partie de l’actualité politique des prochains mois. Que faut-il attendre de ce nouveau scrutin, le premier scrutin local depuis l’élection d’Emmanuel Macron et l’implosion des partis traditionnels, de gauche comme de droite. Va-t-on assister à de nouvelles surprises. La prime aux sortants va-t-elle jouer à plein ? Après un premier tour d’horizon dans la préfecture ruthénoise et les deux sous-préfectures aveyronnaises de Millau et Villefranche-de-Rouergue, nous poursuivons notre panorama politique dans les autres principales communes aveyronnaises, qui attireront les regards des observateurs politiques. Avec une constance : de plus en plus de candidats tentent de s’affranchir des partis politiques et même la majorité présidentielle a du mal à fédérer autour de la bannière de La République en marche.

Capdenac. Bérard en roue libre ?

Terre socialiste depuis des décennies, la cité cheminote pourrait bien le rester. Pour l’instant, le maire sortant et conseiller régional Stéphane Bérard, aux manettes depuis 2008, n’a pas d’opposant véritablement désigné. C’est dire que l’élu capdenacois paraît bien parti pour remplir un troisième mandat.

Decazeville. L’extrême droite chasse sur les terres de la gauche

Bruno Leleu se fait fort de devenir le premier élu aveyronnais d'extrême droite.
Bruno Leleu se fait fort de devenir le premier élu aveyronnais d'extrême droite.

Depuis longtemps déjà, l’extrême droite chasse sur les anciennes terres du parti communiste et du parti socialiste. Ces anciennes terres ouvrières et populaires, qui ont mal digéré la casse industrielle et les suppressions massives d’emplois. Bruno Leleu et le Rassemblement national ont établi leur quartier général à Decazeville, où le mouvement de Marine Le Pen présentera une liste, et en soutiendra dans plusieurs autres communes du Bassin, à Firmi et Boisse-Penchot, notamment. À Decazeville, donc, l’extrême droite se mêlera à la bataille des municipales pour la deuxième fois de l’histoire, face à l’équipe du maire sortant, François Marty, qui avait profité des désunions de la gauche, pour lui ravir la mairie, en 2014. S’il ne s’est pas encore déclaré, François Marty devrait, en effet, logiquement repartir pour briguer un deuxième mandat. À gauche, après de longues discussions, c’est finalement Pascal Mazet, sous l’étiquette divers gauche, qui devrait mener une liste d’union, dans laquelle on retrouvera notamment Florence Bocquet (PS). Dans tous les cas, la campagne promet d’être animée, Bruno Leleu se faisant fort d’être le premier élu aveyronnais d’extrême droite… Un Rassemblement National qui ira également au feu, à La Cavalerie, ou le RN compte sur quelques voix supplémentaires de légionnaires pour confirmer son succès (33,72 %) aux Européennes.

Espalion. Sous tension

À Espalion, la succession de Gilbert Cayron n’a pas été simple et l’ambiance reste passablement électrique sur les rives du Lot. Le maire sortant divers droite Eric Picard, qui s’était largement imposé en 2014 avec près de 62 % des voix, va se retrouver face à l’équipe de Guillaume Septfonds (soutenue par LREM), alors que la conseillère municipale sortante Christine Vernerey conduira une liste de gauche. Un quatrième larron viendra-t-il ajouter son grain de sel et se mêler à la bataille, comme Christian Caviale l’avait fait en 2008 ?

Saint-Affrique. L’inconnu autour d’Alain Fauconnier

Alain Fauconnier n'a toujours pas annoncé officiellement sa candidature.
Alain Fauconnier n'a toujours pas annoncé officiellement sa candidature.

À Saint-Affrique, le maire sortant et ancien sénateur socialiste Alain Fauconnier n’a toujours pas annoncé officiellement sa candidature mais on peut penser que, malgré ses 74 ans, le président du Parc naturel régional des Grands Causses va briguer un quatrième mandat. Pour l’instant, seuls Sébastien David, 43 ans, pour Les Républicains, et Loïc Raynal, 44 ans, qui veut faire émerger un projet citoyen, ont officialisé leur candidature. Le premier, conseiller départemental LR de Saint-Affrique, a réalisé près de 41 % lors de la triangulaire de 2014. Le second a fait de l’accès aux soins et de l’avenir du centre hospitalier son cheval de bataille. Un hôpital qui devrait occuper, comme à Millau, une bonne partie des débats.

Onet-le-Château. Keroslian peut-il vaciller ?

Jean-Philippe Keroslian fut l'une des surprises des dernières élections municipales.
Jean-Philippe Keroslian fut l'une des surprises des dernières élections municipales.

Ce fut l’une des surprises des dernières élections municipales. Alors que personne ne s’y attendait vraiment, Jean-Philippe Keroslian a ravi la mairie d’Onet-le-Château au socialiste Fabrice Geniez, qui n’avait pas vu le coup venir, certainement trop sûr de son fait et de sa réélection. Depuis 2014, pas mal de trains sont passés sous le pont des Quatre-Saisons et le sortant divers droite repart pour un deuxième mandat, jugeant, lui-même, le premier « crédible ».
Quelque peu chahuté, ces derniers temps par certains de ses opposants qui, lui reprochant des « manquements aux règles de deux marchés publics » ont porté l’affaire sur la place publique, Jean-Philippe Keroslian sera opposé à la liste (sans étiquette politique) Vivre Onet Ensemble, conduite par le chef d’entreprise Jean-Marc Lacombe (il dirige la société de technologies numériques SPI-Software).
La gauche traditionnelle sera-t-elle absente des débats ? Guy Drillin a pris la retraite, Fabrice Geniez a disparu, Jean-Louis Roussel ne donne plus de nouvelles et, pour l’instant, personne ne s’est réellement manifesté…

35


Lors des municipales de 2014, environ 35 % des maires sortants ne s’étaient pas représentés. Notamment dans les petites communes rurales.
Si l’on en croit Jean-Louis Grimal, le président de l’association des maires de l’Aveyron, ce pourcentage devrait être semblable en 2020.

 

Joël Born
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