Des fermetures douloureuses au Cap du Crès

  • Les salariés de Conforama étaient mobilisés samedi 19 octobre.
    Les salariés de Conforama étaient mobilisés samedi 19 octobre.
Publié le , mis à jour

En 2019, l’actualité a été marquée par#des annonces difficiles concernant notamment, Conforama et Orchestra.

Début juillet, le premier choc au Cap du Crès : le Conforama de Millau fait partie des 32 enseignes condamnées à la fermeture en France. Un départ annoncé, seulement cinq ans après l’ouverture du magasin, en 2014.

Samedi 12 juillet, les salariés ont démarré leurs actions pour tenter d’inverser la tendance. " On est encore sous l’effet de l’annonce, témoignait Stéphanie Caylus, déléguée syndicale Force ouvrière. À Millau, cela concerne 21 postes, Certains sont en état de choc. On est tous sonnés. On attend de voir la suite pour voir ce que l’on peut faire. "

Et la suite n’a pas été des plus heureuses. Samedi 19 octobre, la date de fermeture n’était toujours pas connue. En revanche, le montant des indemnités de licenciement, lui, commençait à circuler. De quoi remettre le feu aux poudres.

"Un manque de considération"

Les dix-huit salariés ont débrayé toute la matinée. Seul le directeur de l’établissement est resté en poste. " Jusqu’à dix ans d’ancienneté, ils nous proposent 1 000 ; de dix à vingt ans, 2 000 ; au-delà, 2 500 €, détaillait Stéphanie Caylus. C’est révoltant. C’est une honte. Ils n’ont aucun respect, aucune considération pour nous. Moi, j’ai dix-huit ans d’ancienneté. Ça ferait 100 € par année travaillée… J’ai des contacts avec des collègues de Castorama, eux aussi menacés, mais ils ne sont pas traités comme nous. " À travers leur représentante syndicale, les salariés de Conforama redonnaient leur vision de la situation : " Tout ça, c’est dû à des malversations de la maison mère… Pas à notre travail ! "

À quelques mois des élections municipales des 15 et 22 mars, les salariés de Conforama ont néanmoins reçu quelques soutiens politiques. Le maire de Millau, Christophe Saint-Pierre, candidat à sa propre succession, s’est rendu sur place, cet été, après l’annonce de la fermeture du magasin. Jérôme Rouve, qui a officialisé sa candidature lundi 14 octobre, a rencontré les salariés, jeudi 17 octobre. " Il nous a dit qu’il était chef d’entreprise et qu’il pouvait nous aider pour retrouver du travail ", poursuivait la responsable syndicale Force ouvrière.

Du côté d’Orchestra l’annonce a été brutale, jeudi 5 décembre. Les trois salariées ont appris qu’à partir du 21 décembre, elles ne viendraient plus travailler. Le tout avant une fermeture officielle prévue ce 31 décembre. Chez le spécialiste de la mode enfant, les syndicats sont également montés au créneau. Jennifer Gaillard, déléguée du personnel CGT, a dénoncé des irrégularités et un manque de considération : " Qu’on licencie des personnes d’accord, mais pas n’importe comment. Pour moi, il y a clairement un délit d’entrave. Et j’irai jusqu’au bout sur ce point. La direction n’a pas respecté la procédure, le calendrier… Nous irons également aux Prud’hommes. Je demanderai aux conseillers le licenciement sans cause réelle et sérieuse. Il n’y a aucun respect. L’une des salariées a douze ans d’ancienneté. Payer simplement deux mois de préavis et deux mois de salaire, c’est peu… "

À l’heure actuelle, la date officielle de fermeture de Conforama n’a toujours pas été communiquée. Du côté de l’ancien local d’Orchestra, aucune nouvelle enseigne ne se serait positionnée.

Des craintes autour du lait cru

Elle était passée presque inaperçue début mai : une instruction technique de la Direction générale de l’alimentation demandait aux restaurations collectives "d’éviter la consommation de fromages au lait cru par les enfants de moins de cinq ans". Cet appel du ministère de l’Agriculture faisait suite à des contaminations de plusieurs enfants par la bactérie Escherichia coli (E. coli).

Si les fromages à pâte pressée comme le gruyère, le comté ou l’emmental ne sont pas concernés par cet avertissement, les éleveurs du Sud-Aveyron ne restent pas indifférents à "ce nouveau coup politique", qui touche la filière roquefort.

Distinctions. Des récompenses distribuées à de nombreuses entreprises

Les cérémonies ont émaillé l’année 2019. À travers celles-ci, de nombreuses entreprises ont été mises en lumière, dans différents domaines.

Lors de la soirée Aveyron des champions, de la Chambre de commerce et de l’industrie (CCI), qui s’est déroulée lundi 25 novembre, les Millavois de Roc et Canyon ont reçu le prix du tourisme. Un trophée qui félicite trente et un ans d’activité.

Six trophées "Made in Millau"

Toujours lors de la grande messe de la CCI, au théâtre La Baleine d’Onet-le-Château, le bar-restaurant multiservice La Légende de Plaisance a obtenu le prix de la dynamique commerciale.

Les trophées Made in Millau, du Club des entrepreneurs millavois (Cem), quant à eux, ont investi le domaine de Saint-Estève, samedi 23 novembre. À cette occasion, six entreprises ont été récompensées.

Le prix d’honneur a été remis à Maurice Cros, fondateur en 1975 avec André Vergely, de l’entreprise Routage service.

Le trophée de l’entrepreneur solidaire a été remis au Jardin du Chayran, qui a connu une année difficile entre les aléas climatiques et l’incendie de juillet.

Le prix du Millavois expatrié est revenu à Michaël Gaudet, patron de Rational Consulting à Montpellier.

Le prix du public, très disputé, a été remis à Arnaud Mouysset de l’entreprise familiale BigMat Mouysset Samabois.

L’entrepreneuse et l’entrepreneur de l’année sont Delphine Carles, du roquefort éponyme, et Fabien Thollet d’Auglans BTP.

La soirée Aveyron des champions de la CCI et les trophées ‘Made in Millau’ ont été deux moments forts.

En juin, le club des entrepreneurs millavois a diffusé le classement des entreprises locales en fonction de leur valeur ajoutée pour le territoire. Sans grande surprise, la filière fromage est particulièrement bien représentée au sein de ce tableau de quarante noms, sorte de "Cac 40 millavois".

En première place figure justement Société des caves, véritable colosse économique avec une valeur ajoutée de 32 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros.

Le groupe Sévigné, dans les travaux publics, se classe deuxième avec 16 millions d’euros de valeur ajoutée et 57 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Le viaduc de Millau, qui fait le renom de tout le Sud-Aveyron, arrive à la 17e place, avec une valeur ajoutée de 4 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros.

JDM
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