municipales 2020

Rodez : le projet des halles revient dans la campagne…

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  • Si Serge Julien prévoit « sa » halle à l’îlot Balard, Christian Teyssèdre mise, lui, sur les locaux du CCAS (centre communal d'action sociale), place de la mairie.
    Si Serge Julien prévoit « sa » halle à l’îlot Balard, Christian Teyssèdre mise, lui, sur les locaux du CCAS (centre communal d'action sociale), place de la mairie. Centre Presse / Mathieu Roualdès / Centre Presse
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Les halles de Rodez verront-elles enfin le jour lors du prochain mandat ? Les listes de Christian Teyssèdre et de Serge Julien ont remis au goût du jour ce "vieux" projet dans leurs programmes.

Véritable arlésienne ruthénoise, le projet d’une halle commerciale est de retour. Au Faubourg, à l’îlot Balard, en centre-ville… Depuis 30 ans, nombreux sont les politiques à avoir proposé, voire annoncé, la construction d’un tel équipement. Mais, tantôt trop coûteuses, tantôt trop décriées par les commerçants, les halles de Rodez n’ont jamais vu le jour. Mais cette fois, les candidats Christian Teyssèdre et Serge Julien l’assurent : "Nous, on le fera !".

Samedi déjà, dans le premier volet de son programme, la liste "Notre parti, c’est Rodez" portée par l’actuel maire annonçait la création d’une halle pour les commerçants de bouche face à la mairie. Précisément, au rez-de-chaussée des locaux actuels du CCAS (Centre communal d’action sociale).

Ce lundi, c’était au tour de la liste de Serge Julien d’annoncer le même projet (lire notre précédente édition). Mais cette fois du côté de l’îlot Balard, derrière l’office de tourisme, comme l’avait annoncé à la fin des années 2000 l’ancien président du grand Rodez, Ludovic Mouly, alors soutenu par… Christian Teyssèdre.

Mais, comme l’a réaffirmé ce dernier hier, le projet avait été abandonné car "les fouilles archéologiques à cet emplacement coûtaient plus de 4M€ et l’emplacement était trop petit".

Des commerçants intéressés ?

Aujourd’hui, le maire, candidat à un troisième mandat, assure pouvoir mettre en place "sa" halle au plus vite, s’il est réélu, le bâtiment du CCAS appartenant à la Ville et ne demandant qu’un aménagement…

Selon nos informations, plusieurs commerçants du passage du Mazel ont d’ailleurs déjà fait part de leur intérêt et sont associés au projet.

Quant aux commerçants non-sédentaires et leur représentante, Cindy Lopes, la position sur une telle construction n’a pas changé au fil des années : "On a toujours été contre mais malheureusement, cela se fait aujourd’hui dans toutes les villes. Maintenant, je me pose la question de savoir si les Ruthénois en ont vraiment besoin quand on voit déjà le nombre d’enseignes présentes ! C’est la jungle et seuls les plus gros vaincront…".

Et de conclure : "Mais, j’attends de voir car ça fait des années et des années qu’on en parle. Et rien ne voit jamais le jour !". Les Ruthénois également.

Ailleurs, les halles font recette !

Montpellier, Perpignan, Sète, Mont-de-Marsan, Cahors… De petites ou de grandes tailles, rares sont les agglomérations à ne pas posséder leurs halles à ce jour. Après la mode des grandes surfaces en périphérie, beaucoup de maires ont parié sur ces lieux pour redynamiser le centre-ville. Et cela fonctionne plutôt bien, surtout lorsque ces halles font l’objet d’animations ou abritent pour certaines plusieurs offres de restauration. À Rodez, il n’en est pas encore question.
Surtout, ces halles plaisent aujourd’hui à un public, disons-le plutôt aisé, avide de circuit court. Rappelons également que dans le cadre d’une gestion en régie directe, ce genre d’équipements, souvent inscrits dans le programme Action cœur de ville, peut bénéficier d’aides de l’État et de la Région. 
 

Mathieu Roualdés
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