Rieupeyroux : pour Thibault Mazars, réalisateur, "l’idée est de créer de l’émotion !"

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  • Thibault Mazars : « J’ai toujours aimé observer la nature avant de tomber amoureux des piafs ! » 	TM
    Thibault Mazars : « J’ai toujours aimé observer la nature avant de tomber amoureux des piafs ! » TM Repro CP / / Repro CP
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Amoureux de nature et de faune sauvage, le natif de Rieupeyroux a embrassé la carrière de réalisateur depuis bientôt sept ans. Rencontre.

Avec le dernier recueil de Sylvain Tesson, sa quête quasi initiatique de la panthère des neiges aux côtés du photographe Vincent Munier, beaucoup ont découvert ce monde fait d’affûts interminables dans l’inconfort des steppes, la minéralité inhospitalière de ces lointaines contrées, la beauté extatique de sa faune… Beaucoup, mais certainement pas Thibault Mazars, réalisateur en herbe qui depuis 7 ans, gravite entre l’Aveyron, la Lozère et le reste du monde pour donner corps à sa passion de la faune sauvage. Ses sujets de prédilections : le monde rural, l’agriculture et l’environnement dans son acception la plus large.

"J’ai toujours aimé la nature, aimé l’observer sans trop la connaître. Et après des études agricoles, j’ai basculé vers un BTS gestion et protection de la nature. C’est là où j’ai véritablement découvert les sciences naturalistes, les plantes, les petites bêtes, les oiseaux… Là, où je suis aussi tombé amoureux des piafs !"

Un amour platonique qui aurait étonnamment pu le conduire sur une branche tout autre : celle du conseil en environnement. Sans façon ! Un peu trop à l’étroit dans ses habits de conseiller en pratiques durables, le trentenaire finit par prendre la tangente. "Pendant ma formation, je faisais beaucoup de photos animalières, notamment ornithologiques. C’était mon "trip" : faire des photos d’oiseaux partout où je le pouvais !"

"Puis j’ai découvert cette formation, sans doute la seule en France, de réalisateur de documentaires animaliers. À L’Iffccam dans les Deux-Sèvres. J’ai tout de suite accroché !" Après deux années de master dans cette école désormais rattachée à l’Université de La Rochelle, le jeune réalisateur promène ses objectifs là où ses envies le portent. Avec une remarquable dextérité. "On sort de là avec un certain savoir-faire. Spécialiste en rien mais capable de tout faire véritablement." Une nécessité quand comme lui, il est inconcevable de vivre dans le béton des villes.

"Bal au-dessus des 3 000"

"Quand tu fais le choix de vivre entre la Lozère et l’Aveyron, pour la nature, la tranquillité. Quand tu travailles dans de petites structures avec forcément de petits budgets, il faut être capable de tout. De la prise de vue au montage. À Paris, Lyon, Marseille, tu es hyperspécialisé, bien payé, tu travailles plus régulièrement… C’est loin d’être le cas ici." Installé en Lozère, "par amour de la nature", Thibault délaissera bientôt les forêts d’épicéa pour la minéralité des causses. La raison : le Festival du Film d’aventure qui pose pour la première fois ses valises à Millau.

Sélectionné pour son dernier travail "Bal au-dessus des 3 000", le jeune réalisateur viendra défendre ses chances du 30 janvier au 2 février. Pour cinq potes de faculté déterminés à traverser les Pyrénées d’est en ouest, il a acheminé des kilos de matériels sur les pentes arides des sommets, pour laisser une trace de cette aventure.

"J’ai accepté de travailler avec eux à condition d’en faire un film. Avec l’idée de traiter ce projet sportif comme une forme de rite initiatique. C’est-à-dire, pourquoi à 25 ans, on décide de partir 2 mois en montagne. À quoi ça sert ? Qu’est-ce que ça révèle ? J’ai donc fait le choix de les prendre un par un, et de leur poser des questions sur la nature, la société, le temps…

Des questions qui au regard de cette aventure, permettent de prendre un peu de recul, de faire sortir des choses… Modestement".

Film d’aventures

"Bal au-dessus des 3 000" sera projeté à Millau d’ici la fin du mois. Le documentaire de 52 minutes devrait aussi faire la tournée des festivals dédiés : "c’était le but recherché", avoue le réalisateur. "À la fin du prémontage, j’ai trouvé une prod’ à Toulouse qui m’a aidé à le terminer. Grâce à eux, j’ai trouvé un diffuseur. Donc en plus des festivals – quatre sont déjà programmés – la chaîne Trek TV diffusera bientôt le programme sur le câble", se félicite Thibault Mazars qui compte promener encore très longtemps sa caméra aux quatre coins du monde. "L’idée est de créer de l’émotion !"

 

Aurélien Delbouis
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