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Millau : au lycée Jean-Vigo, profs et parents réclament l’ajournement des épreuves anticipées du Bac

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  • Parents et professeurs unis face à cette réforme « précipitée ».
    Parents et professeurs unis face à cette réforme « précipitée ». Repro CPA / Repro CPA
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Ils demandent le report des épreuves anticipées dites E3C, en raison d’une "impréparation évidente".

Lundi 20 janvier, le lycée Jean-Vigo devait inaugurer les épreuves communes de contrôle continu du nouveau baccalauréat, dites E3C. Étaient concernées les classes de premières, avec l’histoire-géographie, les deux langues vivantes et les mathématiques (uniquement la section technologique pour cette dernière). Ça, c’était sur le papier. Car dans les faits, les épreuves ont été décalées d’une semaine. Du fait, dixit les professeurs et parents d’élèves, d’un joyeux bazar…

L’organisation de cette première session pose en effet de multiples problèmes à leurs yeux. Professeur au lycée Jean-Vigo, Joëlle Compère explique qu’elle n’a reçu les nouveaux programmes qu’en juillet. "Juste avant les vacances. Le délai est beaucoup trop court pour préparer les élèves aux épreuves."

D’autres enseignants pointent du doigt l’ouverture tardive de la banque nationale de sujets. "Nous n’avons pu y accéder en ligne que le 9 décembre, pour des épreuves le 20 janvier. Tout se fait dans la précipitation, à la fois pour les profs et pour les élèves", regrette Robert Marcos, professeur d’espagnol. L’enseignant dénonce également les grilles d’évaluations "complexes et totalement incompréhensibles. Moi, on me demande de corriger une épreuve pour laquelle je n’ai pas été formé. Les grilles de notation sont illisibles."

Du côté de la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE), c’est également l’incompréhension. Si l’association loue l’objectif initial de la réforme et le contrôle continu, elle souligne les limites des E3C. " Les élèves se retrouvent aujourd’hui en situation constante de bachotage, alerte Isabelle Pin, présidente de la FCPE de Millau. L’inquiétude des parents et le stress des jeunes ne font que grandir face à tout ce flou et à l’absence d’écoute et de prise en compte par le ministère de l’Éducation nationale."

La FCPE craint aussi une inégalité sur le territoire dans le choix des sujets et dans les notes qui seront données. Dans chaque établissement, ce sont en effet les professeurs qui proposent des sujets de la banque nationale, en fonction de ce qu’ils ont travaillé en classe. Les directeurs d’établissements choisissent, ensuite, le sujet final de l’épreuve. Sinon, ce sont les inspecteurs qui choisiront le sujet pour l’établissement… "Il n’y a pas d’harmonisation, déplore Isabelle Pin. Tout le monde ne sera donc pas évalué ni sur le même sujet, ni au même moment…"

Face à ce "projet mal ficelé ", tous demandent un ajournement des épreuves. À Jean-Vigo, une permanence sera assurée ce jeudi 23 janvier, après 18 heures, par les professeurs concernés, pour répondre aux questions des élèves et des parents. "Une action", à la récréation du matin (9 h 55-10 h 05), est aussi prévue devant le lycée.

Victor Guilloteau
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