"Quand le Dakar se termine, tu n’as qu’une envie : d’y retourner"

  • Les trois motards aveyronnais, de gauche à droite : Lionel Costes, Florent Vayssade et Loïc Minaudier.
    Les trois motards aveyronnais, de gauche à droite : Lionel Costes, Florent Vayssade et Loïc Minaudier. Repro CPA
  • Jean-Rémy Bergounhe est le seul Aveyronnais qui a concouru en auto.
    Jean-Rémy Bergounhe est le seul Aveyronnais qui a concouru en auto. Repro CPA
Publié le , mis à jour

De retour d’Arabie Saoudite, où ils ont disputé le Dakar, les quatre pilotes aveyronnais Lionel Costes, Loïc Minaudier, Florent Vayssade et Jean-Rémy Bergounhe reviennent sur les hauts et les bas de leur aventure.

Ils étaient quatre au départ. Trois motards, Lionel Costes, Loïc Minaudier et Florent Vayssade, ainsi que Jean-Rémy Bergounhe, qui participait au volant d’un buggy deux roues motrices. Si chacun partait avec des ambitions différentes, l’objectif principal restait le même : être à l’arrivée. Mission accomplie.

Pour l’Estagnol Lionel Costes, le rookie de l’épreuve qui a fini 52e, ce fut " une expérience exceptionnelle, disputée dans une bonne ambiance et, à ma grande surprise, sans pression ni stress. Le stress, je l’ai eu lorsque je me suis inscrit. Pendant 15 jours, je me suis demandé si je n’avais pas fait une connerie (rires)".

L’Espalionnais Florent Vayssade (36e) a, lui, terminé troisième en malle-motos. Une catégorie disputée sans assistance. "À participer une nouvelle fois au Dakar, j’ai voulu monter dans la difficulté. C’était un pari un peu risqué car j’avais peu d’expérience en mécanique et il a fallu que je me prépare dans ce sens. J’ai eu la chance de ne pas tomber, donc la partie mécanique consistait surtout à l’entretien."

Ce podium fut un moment exceptionnel pour lui : " Se retrouver sur un podium de classement apporte son lot de satisfactions et d’émotions. En plus, la cérémonie des médailles était grandiose, un peu à la démesure de ce pays."

"Impossible de se perdre"

Quant au Saint-Affricain Loïc Minaudier, en deçà de ses objectifs avec une 35e place alors qu’il visait le top 20, il retient surtout la satisfaction d’avoir franchi la ligne d’arrivée. "Un Dakar sans problème n’existe pas. Cette année, je fais une chute dès le troisième jour et j’y laisse quelques plumes physiquement. Sur l’étape marathon, je rencontre des problèmes de boîte qui m’empêchent d’aller au-delà des 80 km/h. Alors, à chaque problème, on revoit ses objectifs à la baisse. à la fin, le mien était d’être à l’arrivée."

Même s’ils se voyaient peu, tous trois se retrouvaient le matin au départ. "C’était un super moment pour échanger un petit mot, une anecdote, une rigolade", expliquent-ils conjointement.

Côté sportif, c’est surtout la longueur des étapes qui les a marqués, avec souvent plus de 800 km par jour. Par contre, la navigation ne leur a quasiment pas posé de problèmes. "Les roads-books étaient tellement bien faits qu’il était quasiment impossible de se perdre. C’est même dommage car c’est sur une navigation compliquée qu’on peut faire la différence et creuser des écarts", regrettent les trois compères.

"C’était parfois une course de vitesse et c’est un peu dommage, glisse Lionel Costes, qui n’avait pas envisagé de tourner la poignée des gaz aussi fort. Même si le matin on se dit qu’on va laisser filer, ne pas prendre de risque... on se prend au jeu et on fait comme les copains."

S’ils vont vite oublier leurs moments de galère, petits ou grands, pour les remiser au rang d’anecdotes, ils garderont le souvenir d’une épreuve disputée dans des paysages grandioses. "C’était vraiment magnifique. Et encore, sur la piste, on n’a pas le temps de tout voir. Dans ce pays, il y a vraiment moyen de faire une épreuve exceptionnelle et de se renouveler." Mais c’est aussi le froid glacial qui régnait tous les matins qui les a marqués : "Heureusement, on était prévenu et équipé en conséquence."

Au moment de savoir s’ils sont prêts à repartir, Loïc Minaudier résume la pensée de tous. "Quand tu es là-bas, tous les jours, tu te dis : ‘‘Qu’est-ce que je fais là, j’aurais dû rester à la maison”. Mais après, quand tu as fini, tu n’as qu’une envie : d’y retourner. C’est comme une drogue."

"Nous avons terminé sur trois roues"

Les trois motards n’étaient pas les seuls représentants du département. Le Millavois Jean-Rémy Bergounhe, qui s’est hissé à la 18e place du général au volant d’un buggy du Srt Racing, était aussi de la partie. " En conduisant un véhicule que j’avais découvert lors du Silk Way, je ne savais pas comment j’allais me comporter, se souvient le pilote. Après une première étape prudente, où on a terminé 26e, j’ai compris qu’on pouvait s’améliorer. "

Sauf que tout n’a pas été rose, comme lors de la quatrième étape, où l’équipage a crevé trois fois. " Nous avons terminé sur trois roues car nous n’en avions que deux de secours. " Ou pendant la 10e étape, quand le buggy est parti en tonneaux : " C’est une erreur de ma part, je me mets à la faute au même endroit que Fernando Alonso. Par chance, le buggy est retombé sur ses roues et il n’y a pas eu trop de dégâts. On a dû perdre environ 30 minutes. "

Après la journée de repos et une intervention sur les suspensions, Jean-Rémy Bergounhe a pris conscience qu’il pouvait viser le top 20. Il l’a intégré rapidement avant d’en sortir à la suite de l’épisode des tonneaux et de le retrouver un peu plus tard. " Sur une épreuve comme cela, il faut arriver à gérer l’émotionnel et ne pas s’emballer ", assure-t-il.

Au final, le Castonétois d’adoption tire un bilan positif. "Ce fut une belle réussite tant sportive que professionnelle. En tant que chef d’entreprise, j’avais investi dans le team et de nombreux clients nous suivaient. C’était une belle épreuve. Nous avons traversé des paysages magnifiques et rencontré une population accueillante et adorable. Je tiens également à associer mon copilote, Jean Brucy, à ce résultat, car il en est une des composantes." Même si rien n’est décidé quant à une nouvelle participation, ce n’est pas l’envie qui manque.

Serge Carrière
Voir les commentaires
L'immobilier à Espalion

66000 €

Au centre d'Espalion dans un quartier calme proche du Lot, cette maison de [...]

60000 €

Sur les hauteur d'Espalion, à proximité immédiate,  Magnifique terrain plat[...]

290 €

A louer appartement T2 situé au dernier étage d'un petit immeuble de centre[...]

Toutes les annonces immobilières de Espalion
Réagir