Municipales 2020

Quelle place pour Bosch dans la campagne ?

  • L’usine Bosch compte actuellement 1 391 salariés.
    L’usine Bosch compte actuellement 1 391 salariés. JAT / JAT
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Récemment, plusieurs syndicats de l’usine ont interpellé les candidats aux élections municipales. Même si certains, à l’image de la CGT, sont conscients que le pouvoir des élus locaux reste très limité sur le sujet…

On ne présente plus la situation actuelle de l’usine Bosch, poumon économique de Rodez et ses alentours. Dossier épineux s’il en est, les candidats aux élections municipales avancent encore à tâtons sur le sujet. Le premier à s’y être confronté, c’est Jean-Philippe Murat, à Rodez. Mais en évoquant l’après Bosch, d’une façon quelque peu cavalière, le candidat s’est attiré les foudres, des syndicats de l’usine et de la plupart des travailleurs… Il y a quelques jours, il a d’ailleurs fait marche arrière et a tenu à préciser son propos. Du côté des autres listes, on s’en tient encore à un soutien sans faille… Car chaque candidat en est conscient : Bosch est un sujet sensible, périlleux. Même si l’usine et ses 1391 salariés actuels représentent une belle réserve de voix…

« Les élus locaux n’ont que très peu de pouvoir… »

En attendant, les syndicats de l’usine, et les salariés, veillent au grain. « On ne veut pas que ça devienne LE sujet de la campagne. Mais les candidats doivent sortir du bois et nous apporter leur soutien, même si nous sommes conscients que leur marge de manœuvre est limitée… », explique Pascal Raffanel, délégué CFE-CGC. En début de semaine, son syndicat, porte-parole de l’encadrement, a fait parvenir un questionnaire à toutes les listes de l’agglomération. Avec trois questions très claires : quel est leur positionnement concernant le diesel, leurs actions réalisées jusqu’à ce jour et leurs engagements pour demain.
En annexe, le communiqué rappelle qu’à ce jour, Bosch contribue à faire vivre plus de 1 770 personnes (salariés, conjoints et enfants) sur l’agglomération. « C’est toujours bien de rappeler aux élus l’importance de notre usine pour l’économie du territoire », souligne Pascal Raffanel.

« Qu’on ne nous enterre pas »

Pour Yannick Anglarès, délégué CGT, la réalité est, en revanche, tout autre : « On ne souhaite pas que Bosch devienne un enjeu des municipales car les élus locaux n’ont pas que très peu de pouvoir sur le sujet ».
Le syndicat, redevenu majoritaire et seul à ne pas avoir signé l’accord de transition avec la direction, dit « simplement attendre un soutien des élus à nos actions ».
En revanche, à la CGT comme ailleurs, on ne souhaite pas voir l’idée d’un après Bosch apparaître dans les discussions… « Qu’on ne nous enterre pas car on se bat depuis de nombreuses années. Et cette bataille, c’est également pour le territoire ! », rappellent, d’une même voix, les syndicats, n’osant pas imaginer les nombreuses conséquences d’une fermeture pour le bassin de l’agglomération ruthénoise… Voire même pour le département. Car, si Bosch contribue aujourd’hui à faire vivre 1 771 personnes sur l’agglo, le chiffre augmente à 3 511 sur le département…

 

Mathieu Roualdés
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