Les enfants et les écrans: des risques et des bénéfices

  • Les études sur les effets des écrans sur les enfants et les adolescents, en dépit de leur nombre, sont loin d'être toutes concluantes et peuvent donner des résultats contradictoires, sur les risques selon  le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP)
    Les études sur les effets des écrans sur les enfants et les adolescents, en dépit de leur nombre, sont loin d'être toutes concluantes et peuvent donner des résultats contradictoires, sur les risques selon le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) Tutye / IStock.com
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(AFP) - Les études sur les effets des écrans sur les enfants et les adolescents, en dépit de leur nombre, sont loin d'être toutes concluantes et peuvent donner des résultats contradictoires, sur les risques, constate le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP), qui évoque aussi leurs bénéfices.

L'analyse des publications scientifiques apporte des "éléments contradictoires de l'effet des écrans sur le développement cognitif de l'enfant et sur les troubles de la santé mentale", selon un avis de cette instance conseillère des pouvoirs publics, publié mercredi.

"Les conséquences sur le sommeil sont établies et sont plus importantes si le temps d'utilisation augmente". En revanche, plus que les écrans eux-mêmes, ce sont les comportements associés à leur usage (prises alimentaires augmentées, sommeil écourté et de moins bonne qualité) qui sont responsables de l'augmentation du surpoids.

Les chercheurs font état d'un risque significatif lorsque les enfants et les adolescents ont accès à des contenus sexuels et pornographiques, ou violents, poursuit le HCSP.

Mais les écrans peuvent avoir des effets positifs dans des situations précises: "chez des enfants présentant ou non des troubles (ou des retards) du développement cognitif, l'utilisation encadrée du numérique a eu des effets positifs sur l'apprentissage". De même, des effets positifs ont été observés chez des enfants présentant un trouble autistique.

Les "exergames" (jeux vidéo actifs associant exercices cognitifs et physiques) entraînent également des améliorations dans les comportements (activité physique, alimentation), le développement cognitif (développement des facultés d'apprentissage, de langage, de pensée...) et les interactions sociales, note encore le Haut Conseil.

Le HCSP recommande d'interdire les écrans aux enfants de moins de 3 ans et les écrans 3D pour ceux de moins 5 ans, comme le préconise depuis 2008 le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Les autres consignes générales sont: pas d'écran dans la chambre des enfants, ne pas les laisser en regarder une heure avant de s'endormir, ni pendant les repas.

Il convient, poursuit le HCSP, d'accompagner la consommation d'écrans en fonction de leur nature (tablette, télévision, jeu vidéo...) et des catégories d'âge et de trouver un équilibre entre autorisation et interdiction, tout en consacrant du temps aux autres activités.

Le HCSP juge nécessaire de former les adultes pour en percevoir les risques et les bénéfices, identifier les enfants et les ados vulnérables et repérer les signes d'alerte d'une utilisation excessive (somnolence, troubles anxieux, baisse des performances scolaires...).

Il rappelle en outre le site (https://www.netecoute.fr) et le numéro vert (0800 200 000) de Net Ecoute, dédié aux enfants et adolescents confrontés à des problèmes dans leurs usages numériques.

Enfin, au vu des "nombreuses incertitudes scientifiques" actuelles, il conclut au "besoin de développer la recherche".

Relaxnews
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