Dans quel état se trouve Ouest Aveyron Communauté ?

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  • Patrice Couronne (au premier plan) a exprimé des regrets et « part déçu ».
    Patrice Couronne (au premier plan) a exprimé des regrets et « part déçu ». Repro CPA / Repro CPA
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Lors du débat d’orientations budgétaires, des analyses différentes ont été exprimées. Une structure en état de marche pour Serge Roques et son équipe. Une situation financière inquiétante pour d’autres élus.

Une communauté de communes en état de marche, selon son président Serge Roques. Ou une structure à la situation financière dégradée d’après Didier Pouzoulet-Ligue. Deux points de vue différents sur la situation d’Ouest Aveyron Communauté exprimés lors du débat d’orientation budgétaire inscrit à l’ordre du jour de la séance de jeudi soir, l’avant-dernière de ce mandat (l’ultime conseil communautaire est fixé au jeudi 27 février).

Plusieurs délégués ne seront plus là après le 15 mars, ne se représentant pas lors des prochaines élections municipales.

Et ils ont laissé échapper des regrets sur le fonctionnement de cette collectivité, née il y a trois ans de la fusion de trois communautés et dont la gouvernance s’était constituée dans la douleur. Des réminiscences de ces conflits d’alors sont réapparues jeudi soir, lors d’un débat nourri, avec des analyses donc totalement différentes, bataille de chiffres à la clé.

Il revenait au vice-président, en charge des finances, Bernard Vidal, de présenter le document d’orientations budgétaires.

À la vue des chiffres donnés, Patrice Couronne, le président de l’ex communauté du Villefranchois, était le premier à faire part de ses inquiétudes, comparant les budgets des trois dernières années. " Je constate une baisse conséquente de l’épargne nette et une augmentation de 30 % des charges de personnel, alors que la collectivité n’a pas pris de nouvelles compétences importantes." Et d’asséner : "On est devenu une structure de fonctionnement qui n’investit plus. Je ne suis pas satisfait de ces trois ans. Je pars déçu."

Des reproches contestés par Bernard Vidal. "Les charges de personnel représentent 29,5 %, des dépenses ce fonctionnement alors que le ratio national est de 40 %. Je ne suis pas d’accord quand ont dit que la structure n’est pas en place. On a engagé de nombreuses actions qui vont générer des investissements dans l’avenir. Je quitte sereinement la communauté, car je ne serai plus délégué communautaire."

" On va laisser une communauté qui s’est dotée d’une ingénierie puissante et de qualité (ce que personne n’a contesté, N.D.L.R.) ", a appuyé Serge Roques, se fendant d’une formule choc : " On a investi dans l’intelligence humaine ".

Inquiétudes fortes aussi chez Didier Pouzoulet-Ligue. "En trois ans, l’épargne nette a été divisée par deux, passant de 18,82 % à 9,61 %. Si on prolonge la courbe, on sera bientôt en dessous de zéro. Il faudra alors augmenter les impôts ou diminuer les dépenses. Notre collectivité est devenue très redistributive alors que son rôle serait d’être moteur sur l’investissement." Pour sa part, Christian Sournac, délégué de Villeneuve, a utilisé le terme de "catastrophe ".

"Tout cela était écrit. C’était prévu ", a réagi le maire de Foissac et vice-président, Emmanuel Destruel, dont on se rappelle sa position, partagée par d’autres maires du Villeneuvois, de ne pas rejoindre la Communauté de communes de Villefranche. La réplique et venue de Jean-Louis Alcouffe, le maire de Toulonjac. "Je trouve dommage, voire insupportable, que l’on veuille nous prouver que ceux qui ne voulaient pas venir avaient raison."

Quatre abstentions ont été enregistrées lors du vote qui a clôturé ce débat, parfois vif.

Un taux unique de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères en 2021

Sur le dossier de la voirie, Serge Roques reconnaît qu’en trois ans il n’y a pas eu d’avancées sur l’organisation communautaire. Les situations différentes sur les trois anciennes communautés de communes ont perduré. « On n’a pas trouvé un consensus et on n’a pas eu le courage de mettre à plat le système. Mais nous venons d’établir un diagnostic complet et nous laissons une bonne base à nos successeurs. »
Par contre, dans le domaine des déchets, la Communauté de communes va vers un taux unique de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères en 2 021 (9,5 % à 10 %). Cette année, ce taux ne bougera pas pour les anciennes communautés de Villefranche (9 %) et de Najac (10 %) et baissera pour celle de Villeneuve (13 % ou 11,50 % selon les communes). Dans son document budgétaire, Bernard Vidal a fait état pour 2 019 d’un « d’un excédent de 450 000 €, contre un déficit de 600 000 €, il y a trois ans ». Un résultat dont se réjouit Serge Roques. « On a remis sur pied ce budget des ordures ménagères. »
 

G.L.
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